Baby

Post-partum

17 mai 2020

Bientôt deux mois que je suis devenue une maman. Deux mois qui sont passés à une vitesse folle et pourtant, j’ai l’impression que ma vie d’avant, avant d’être une maman, date d’un autre temps. Jamais je n’avais connu un tel bouleversement et même quand on s’y attend, le choc est extrême. Cette période de post-partum dure quelques semaines, au moins jusqu’au retour de couches (6 à 8 semaines après l’accouchement) et a été chez moi plutôt violente. Violente en douleurs physiques mais aussi mentales. J’ai tenté de faire face, de faire front, de garder la tête haute car après l’accouchement compliqué, l’important était la santé de mon bébé. Mais à trop s’oublier, le retour de bâton peut être plutôt brutal et cette semaine a été pour moi particulièrement compliquée. Cette sensation que rien ne va sans savoir pourquoi, ce bonheur de la visite de la nouvelle maison que je n’arrive même pas à savourer. Bref, cette semaine, j’ai paniqué, j’ai réalisé que plus rien ne serai plus jamais comme avant, je me suis demandé si j’en étais capable, je me suis demandé si la fatigue n’allait pas prendre le dessus, j’ai appelé ma belle-mère à l’aide en lui demandant si je pouvais lui déposer Mathis une journée. Puis, j’ai culpabilisé. Bref, les hormones. Et l’occasion d’en parler par ici…

Pour vous resituer un peu, j’ai donné naissance à un petit Mathis le 22 mars dernier. Cela va faire deux mois mais l’accouchement a été compliqué, il s’est terminé en césarienne d’urgence puis mon bébé a été transféré dans un autre hôpital les heures suivant l’accouchement suite à des convulsions. Il a fait un AVC à la naissance et nous avons passé quelques semaines à l’hôpital. Nous n’avons donc pas vécu un post-partum « classique ». J’appréhendais pas mal les jours suivant l’accouchement, ma meilleure amie en a beaucoup souffert mais le contexte a fait que la santé de Mathis a directement été notre priorité.

Les douleurs post-césarienne

Deux heures après la césarienne, je me suis levée pour montrer que je pouvais marcher. Je voulais pouvoir changer d’hôpital pour retrouver mon fils, la douleur passait après. Mais en prenant un peu de recul, qu’est-ce-que j’ai souffert… Jamais de ma vie je n’ai eu aussi mal quelque part qu’après ma césarienne. Jamais de ma vie je me suis sentie autant diminuée. On réapprend à marcher, à se tenir assis, chaque pas est une victoire et les premières visites à Mathis étaient une épreuve si douloureuse… Moins de 24h après ma césarienne, j’étais en fauteuil roulant à soulever mes pieds en sollicitant les abdos qu’il me restait pour pouvoir aller voir Mathis. Je suis restée assise 20mn, 20mn parmi les plus douloureuses de ma vie tant physiquement que psychologiquement. Les trois jours qui ont suivi ont été particulièrement douloureux eux aussi, il fallait oser prendre sa première douche, regarder la cicatrice, la toucher… Je n’ai pas réussi avant une semaine ou deux. Mais comme on me l’avait dit, la douleur baisse grandement après le 4ème jour, quand on nous retire les agrafes. On ne marche toujours pas normalement, je dirais qu’il m’a fallu deux semaines pour être plus à l’aise mais c’est plus supportable. Ensuite, ça allait mieux puis je suis rentrée chez moi et je me suis activée : grosse errreur, la douleur est revenue de plus belle et je le sentais, c’était les cicatrices internes qui me faisaient désormais souffrir. Car il n’y a pas qu’une seule cicatrice, il y en a trois, une visible et deux invisibles. Je dirais qu’il m’a fallu 7 semaines pour supporter la douleur et oser reporter des sous-vêtements pas de grossesse et tenter le jean. Je n’arrive toujours pas à le porter une journée entière mais il y a du progrès. Je masse cette cicatrice tous les soirs pour limiter son adhérence et me l’approprier. Elle fait désormais partie de moi et m’a permis de donner la vie, je me dois de l’accepter.

Côté montée de lait

Cette cicatrice fut mon plus grand chamboulement car je ne m’y attendais pas du tout mais la seconde douleur à laquelle je m’attendais en moins violente : la montée de lait. Non mais jamais je n’aurais cru qu’on pouvais avoir autant mal aux seins ! J’ai déclenché ma montée de lait au tire-lait car Mathis était en néonat et trop convalescent. J’avais tellement envie d’allaiter qu’elle est arrivée au bout de 3 ou 4 jours mais la douleur a duré jusqu’à ce que j’arrête d’allaiter, c’est à dire 3 semaines. Mathis n’a jamais réussi à prendre beaucoup au sein alors quand je tirais mon lait toutes les 2 heures, ça allait, mais il suffisait d’une nuit où je ne me réveillais pas pour le faire et c’est la douleur qui me réveillait. Des seins durs comme du béton, une sensibilité maximale et un seul soulagement : le tire-lait ou l’eau chaude sous la douche. Alors, oui, j’avais une poitrine de folie mais ouaouh, quelle souffrance. Sans oublier la pression subie car je n’arrivais pas à allaiter mon bébé. Alors, j’ai continué à essayer. Alors, j’ai tiré mon lait encore et encore. Jusqu’à une énième crise au sein de Mathis où il n’y arrivait pas et où il hurlait. Trois femmes étaient là autour de moi à me prendre le sein pour lui mettre dans sa bouche. Je n’ai pas osé le dire sur le coup mais c’était trop. STOP. Laissez-nous vivre. Et j’ai décidé d’arrêter cet acharnement sur ma pauvre poitrine qui me faisait tant souffrir et sur mon pauvre bébé qui préférait les biberons. Il n’allait pas en mourir. L’arrêt de l’allaitement fut long… J’ai mis une semaine en espaçant peu à peu le tirage du lait mais qu’est-ce que j’ai eu mal. Une douleur physique et une douleur psycho avec cette sensation de ne pas avoir réussi… Promis, aujourd’hui, je ne me sens plus coupable et que je suis heureuse d’avoir retrouvé la possession de ma chère petite poitrine.

Les fameuses lochies

Passons à nos chères lochies. Ces « fausses » règles après l’accouchement. C’est fou à quel point je les appréhendais, après 9 mois sans règles, mais à quel point elles m’ont totalement indifférée une fois arrivées. Les 3 ou 4 jours après l’accouchement, elles étaient vraiment violentes. J’ai dit oui aux culottes filet et aux énormes serviettes données par l’hôpital. Je me suis demandé ce que faisait cette énorme serviette hygiénique posée sur les draps, j’ai compris la première nuit. On a vraiment l’impression de se vider de son sang. Mais très vite, ça se calme et au bout de 5 jours, j’ai pu porter les culottes So Cup taille haute qui ont sauvé mon post accouchement.

Côté corps d’ordre général

Enfin, côté corps, il y a une autre sensation à laquelle je ne m’attendais pas, c’est ce qu’il se passe dans notre bidou. Les organes et les muscles reprennent leur place les jours suivant l’accouchement et il paraît qu’après une césarienne, c’est plus « choquant » car cela se fait moins naturellement. J’ai littéralement senti mes intestins se remettre en place la première fois que j’ai réussi à manger. Je ne vous parle pas du transit on ne peut plus douloureux pendant une semaine. Et un jour, j’ai senti mes organes bouger près de mon nombril, c’était tellement étrange… Bébé n’est plus là mais on a l’impression que quelque chose  été oublié là-dedans ! Bref, je ne sais pas si ça concerne tout le monde mais j’aurais bien aimé être prévenue, ça m’aurait évité d’appeler les sage-femmes en panique. Et comme ces organes mettent du temps à se remettre, le ventre est vraiment gros les jours suivant l’accouchement, j’étais vraiment surprise…

En parlant du ventre et du poids, il est évident que je n’ai pas retrouvé mon poids d’avant grossesse mais étonnement, ce point là, je le vis plutôt bien. Je l’aime bien ce petit bidou qu’il me reste. Bien sûr, j’ai hâte de reprendre le sport et d’attaquer la rééducation abdominale car ne plus avoir d’abdos me fait vraiment bizarre mais j’accepte totalement mes kilos en trop et mon petit bidou tout flasque. Il paraît qu’il faut 9 mois pour faire un bébé et 9 mois pour retrouver son corps d’avant alors je me laisse le temps et je suis vraiment cool avec ce corps. Il a vécu de tels traumatismes déjà, à nous d’être patientes et de laisser le temps au temps.

Et dans la tête ?

Psychologiquement, par contre, j’ai du mal à être aussi indulgente avec moi-même. Depuis quelques jours, je sens la fatigue vraiment présente et je supporte moins les quelques mini « crises » de Mathis. On a pourtant un bébé vraiment calme et adorable mais même si je le savais, j’ai du mal à accepter je crois que ma vie ne sera plus jamais comme avant. Je suis du genre hyperactive et passionnée par mon boulot, passionnée par ma maison que j’aime entretenir et les semaines suivant le retour à la maison, j’ai tout mené de front pour ne rien délaisser : ni les réseaux, ni ma maison, ni mon amoureux, ni Mathis… Mais je crois que je me suis mise de côté. Et cette semaine, la réalité m’a rattrapée. Moi, la fille pourtant si organisée, j’ai loupé deux rdv à l’osteo. J’oublie tout. C’est simple, j’ai l’impression d’avoir été amputée d’une partie de mon cerveau. Tous mes neurones sont tournés vers Mathis et le reste n’a plus d’importance. Sauf qu’il faut continuer à gagner sa vie, sauf qu’il va falloir à organiser un déménagement, sauf qu’il n’y a pas que lui, il y a aussi un chéri et des animaux à gérer. Et puis, il y a moi. Je rêve d’un bain sans écouter si Mathis pleure. Je rêve d’une douche de plus de 3 mn et oui quand il dort, je suis parfois soulagée car oui je vais pouvoir faire des machines ou traîner justement sous la douche. Bref, c’est vraiment le bordel dans ma tête ces derniers jours et j’appréhende ces prochaines semaines et le déménagement qui approche. Mais ça va la faire, on est des warriors nous les mamans et je me dis que c’est juste une petite baisse de moral. Que c’est juste le retour de couche qui a fait des siennes et qu’il fallait bien que je craque à un moment. Alors oui, ma vie ne sera plus jamais la même mais elle sera encore plus chouette et tant pis si je n’ai pas posté sur Insta pendant 3 jours, tant pis si j’ai les cheveux gras, tant pis si ce soir on ne mange que du fromage. Le plus important, c’est ce regard de Mathis tellement plein d’amour, ce sont ses premiers sourires, ces siestes collés l’un contre l’autre. Tout ce temps là, on le rattrapera pas ! Alors, je vais tenter d’être aussi indulgente avec mon esprit que je le suis avec mon corps et je vais m’autoriser à craquer un peu pour mieux repartir.


Voilà en quelques mots tout ce bouleversement physique et hormonal qu’a été mon post-partum. C’est un peu fouilli et les mots sont parfois bruts mais c’est écrit sans trop réfléchir, pour un maximum de transparence, comme toujours. Ca peut faire peur, lit comme ça, mais promis, c’est la plus belle des aventures que je n’ai jamais vécu et je signe direct pour un petit deuxième (bon, laissez-moi un an quand même).

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54 Comments

  • Reply Amelie 17 mai 2020 at 20 08 01 05015

    Hello!
    Ton texte est touchant. J’ai un bébé de 10 mois et j’ai aussi eu ce sentiment de « ma vie ne sera plus jamais la même ». Je l’ai encore parfois aujourd’hui. Ça fait du bien d’entendre d’autres personnes le penser. Grosses bises, tout passe ♥️

  • Reply Clémentine 17 mai 2020 at 20 08 07 05075

    Coucou !
    J’ai accouché le 10 mars et je me reconnais dans ton discours !
    Pas de césarienne pour moi, je n’imagine pas ta douleur. Moi j’ai eu l’impression d’avoir eu un enorme coup de poing dans le périnée, ne pas oser aller aux toilettes. Etc.
    Concernant tes oublis de rdv : c’est ton cerveau qui se modifie on appelle ça la matrescence ! Tu deviens mère et c’est pas rien ! Il faut s’adapter.
    Moi aussi je me pose des questions sur comment gérer sa vie et ce petit être mais on apprend à s’apprivoiser et dans quelques mois ces petits moments nous manqueront.
    Et concernant l’allaitement tu as été courageuse. Ici ça fait plus de deux mois et c’est encore difficile, on s’est battu pour trouver les bonnes personnes pour nous aider. Où j’ai accouché, on n’a jamais touché mon sein mais on a été guidé.
    Et merci le confinement d’avoir permis au papa de rester avec moi, ça aurait 1000 fois plus difficile !
    Bonne continuation à vous jolie famille.
    Clémentine & Colin

  • Reply Thyfanie 17 mai 2020 at 20 08 22 05225

    Ton texte est tellement touchant. C’est la première fois que je t’écris je pense, mais je tenais à le faire après la lecture de cet article pour te témoigner mon soutien et te dire que c’est « normal » et que tu n’as pas à t’en vouloir.

    C’est très dur physiquement et psychologiquement et on est vraiment pas préparées à tout cela.

    J’ai également un bébé de 7 semaines et j’ai la « chance » d’être salariée donc en congés maternité mais avec un papa à son compte et qui ne peut donc pas beaucoup m’aider. Ma maison est méconnaissable pour une manique comme moi, le linge en retard, je ne sais même pas si on peut dire que je « cuisine » alors que j’adore ça mais tout mon temps est dédié à mon fils qui, en plus, ne veut que les bras

    Je pense qu’on ne parle pas assez du post partum alors merci à toi pour ce témoignage si sincère ! Et les réseaux n’aident pas à déculpabiliser quand on voit toutes ses mamans « parfaites ».

    On aime nos fils mais on a le droit d’avoir besoin de temps pour soi.

    Courage ❤️

  • Reply Julie 17 mai 2020 at 20 08 27 05275

    Mon Mathis à moi est né ce 12 mars, et du haut de ses deux mois, c’est le plus adorable des bébés. Mais malgré ça, je me reconnais dans tout ce que tu décris, sauf pour l’allaitement que je me suis évité ! Et si je devais ajouter quelques sujets.. la peur de faire mal, de ne pas comprendre les pleurs, les réactions de Mathis, la perte de patience, puis la culpabilisation de perdre patience…
    Et puis la pression qu’on se met (POUR RIEN) de retrouver notre apparence d’avant, notre vie sociale d’avant, notre vie de couple d’avant.. alors qu’il suffirait de s’adapter à cette nouvelle vie !
    Et pour finir, le plus dur pour moi a clairement été le confinement… pas de visites pour se changer les idées, pour se faire aider, pour nous permettre de « devenir parents » en public.
    Quand j’étais enceinte, je m’étais promis d’oser demander à ma sœur, ma mère ou des copines de venir m’aider si j’en ressentais le besoin, je ne voulais surtout pas me sentir désarmée alors que j’avais la chance d’être entourée par les meilleures! Mais du coup… 2 mois sans déléguer de couche ou de biberon pour profiter d’une loooongue douche, ou d’une sieste l’esprit tranquille, c’était long !!
    Heureusement que les Mathis sont des mignons…

  • Reply Melanie 17 mai 2020 at 20 08 37 05375

    OK j’ai pleuré. Je suis dans mon premier trimestre ça explique peut être les choses. On est des femmes avec nos faiblesses et c’est normal, on n’est pas des superwomans. On a le droit que tout ne soit pas parfait et d’ailleurs rien n’est jamais parfait. C’est bien que tu en parles, c’est ce qu’on devrait toute faire, pour partager et déculpabiliser. Déculpabilisons nous. On fait ce qu’on peut et on n’est pas infaillibles. Je suis medecin generaliste et je dis demande à chaque fois à mes patientes quand elles viennent pour leur loulou comment elles, elles vont. Et surtout arrêtons de culpabiliser sur l’allaitement, ce n’est pas grave de ne pas y arriver, de ne pas vouloir. Chaque maman est différente, chaque histoire est différente. L’essentiel c’est de faire au mieux et de se sentir bien. Et même se sentir mal, c’est aussi normal, il faut en parler les filles.

  • Reply Emeline B 17 mai 2020 at 20 08 49 05495

    Coucou Coralie,
    Ton témoignage est poignant et important.
    Et c’est vrai ce que tu dis, on a tendance à s’oublier et au bout d’un moment, c’est trop. J’ai un bébé adorable , et pourtant, quand elle me réveille la nuit (au petit matin), je n’y arrive plus, ça me fait râler. Et quand la grande soeur me sollicite parce qu’elle s’ennuie, confinement oblige, je l’envoie bouler. Après 2 mois et demi de post partum, et surtout d’un post partum dans des conditions inédites, on a le droit de craquer. Il ne faut pas culpabiliser. Et surtout essayer de ne pas sombrer dans la déprime.
    Moi, on m’a toujours dit que le post partum « « altérait » nos capacités cognitives sur le moment. Et c’est vrai! On oublie tout. Moi je dis que j’ai du gruyère à la place du cerveau. Et en même temps, avec l’accumulation de fatigue, comment ça pourrait être autrement?
    Mais l’important est de ne pas trop s’oublier. Et de profiter.
    Profite également de cette période pour le laisser quelques heures, pour mieux le retrouver. Mais ne culpabilise pas de faire ça. On en a besoin et c’est ok de le faire. On est toutes parfaitement imparfaites (j’ai lu ça récemment, je ne sais plus qui a dit ça). Et c’est bien de savoir qu’on n’est pas seule.
    Plein de pensées, bonne continuation et profite de ta jolie famille.

  • Reply Aurelie 17 mai 2020 at 20 08 49 05495

    Coucou Coralie, ton récit me touche. J’ai accouché en février et mon post partum est assez compliqué… Non pas sur le plan physique, j’ai vraiment eu un accouchement de rêve et les suites ne me laissent pas vraiment de souvenirs. Par contre niveau moral dur dur … je ne m’imaginais pas a quel point on devait se donner entièrement à ce petit être tout naïf qui demande juste à être rassuré… il faut faire une sorte de deuil de sa vie d’avant et découvrir une nouvelle vie. Je t’avoue qu’en regardant tes story je me disais mais « comment fait elle ?? » La cuisine, la déco , les look … alors que moi j’avais du mal à m’habiller avec un bébé qui me prenait tout mon temps. Alors merci de délier la parole, merci de le dire.. quand j’en ai parlé a mon entourage les langues ont commencé a se délier.. énormément de femmes passent par la ! Il faut en parler. Je te souhaite plein de courage et de bonheur avec ton petit bout 🙂
    PS: je déménage aussi dans 1 mois, pfiiiiou quelle organisation !

  • Reply Une maman 17 mai 2020 at 20 08 56 05565

    Bonjour,

    Je me reconnais tellement dans tes lignes pourtant mon accouchement date d’il y a presque 4 ans! Et la cicatrice qui m’a faite souffrir fut celle de l’épisiotomie 🙁

    Ton impression de perdre une partie du cerveau est due au manque de sommeil 😉 j’ai vécu ca aussi et j’ai retrouvé la totalité de mes capacités mentales quand mon enfant a fait ses nuits (ça a mis deux ans lol sans vouloir te faire peur… Mais côté sommeil des tours petits il ne faut jamais crier victoire trop tôt).

    Ne t’inquiètes pas d’ici peu tu seras totalement faite à l’idée d’être maman et tu « oublieras » la vie d’avant celle que tu mènes te semblerait avoir toujours été

  • Reply Véro K 17 mai 2020 at 21 09 06 05065

    Oui *craquer un peu pour mieux repartir*…. même après cette période compliquée qu’est le post-partum, ça arrive encore. Quand on est maman, la vie change tellement. Pour moi c’est comme si j’avais perdu l’insouciance, parce que mes enfants avaient besoin que je sois là pour eux. Et nos pensées commencent par là. Mais comme tu dis c’est tellement de bonheur… Et en plus ta mum à toi, elle est loin… et parfois c’est bien de pouvoir se reposer sur son épaule Et avec le confinement , tu ne peux pas y aller et c’est une raison de plus pour craquer.
    Vu de mon canapé, je te trouve quand même très exceptionnel !!!!
    Surtout ne change pas… mais prends soin de toi ❤️

  • Reply Mathilde 17 mai 2020 at 21 09 12 05125

    Coucou Coralie,
    Tout cela est tellement vrai.
    J’ai fait mes cours de préparation à l’accouchement et jamais on ne m’a parlé de ces douleurs de l’après.
    J’ai accouché par voie basse, et j’ai souffert pendant 8 jours pour marcher, m’asseoir, la peur d’aller aux toilettes, la peur de ces quelques points de suture…
    Une sage femme de la maternité, m’a « sauvée » en me conseillant une bouée pour enfant pour m’asseoir, c’est tout bête et pas cher alors pourquoi ne pas le conseiller sur les listes pour la maternité ? Si il ya un 2ème bébé, je mettrais ça direct dans ma valise.
    Et pareil pour les montées de lait, jamais je n’aurais imaginé une telle douleur, le moindre tissus qui touche ou un mouvement et j’avais envie de crier.
    Et puis ce fameux lâcher prise qui paraît évident vu des autres ne l’est pas du tout pour une jeune maman. Difficile de se dire que là on craque, qu’on a besoin d’un moment pour soi, de déléguer tout simplement. Et pourtant ça fait un bien fou.
    Jai la chance d’avoir un homme qui est un super papa et qui a su prendre le relai et me chouchouter.
    3 ans après c’est toujours le cas et les moments pour soi sont toujours aussi indispensables pour être une femme et une maman au top et le tout sans culpabiliser surtout !

    Profite bien de tous ces beaux moments à 3, à 2 mais aussi seule.
    C’est toujours un plaisir de te suivre, bonne continuation. <3

  • Reply Mel lba 17 mai 2020 at 21 09 22 05225

    Coucou Coralie, je crois que chaque femme pourrait écrire sur le post partum… On le vit différemment en fonction de notre accouchement mais il y a des similitudes. Comme toi j ai voulu tout faire comme avant : bébé, la maison, le chéri… Et puis la le retour de bâton.. Se mettre à pleurer parce que tu n arrives pas à ranger correctement quelque chose, ou de faire tout ce que tu avais prévu dans la journée.
    Tu finiras par trouver ton rythme avec tout ça tu verras. La vie ne sera plus comme avant certes mais elle sera pleine de surprises et de sourires magnifiques de Mathis.
    Ma puce à 14 mois elle est née le 22 mars 2019 et et j ai encore un peu ce travers de wondermaman.. Bébé Boulot maison. Mon conjoint est la pour me rappeler à l ordre et j essaie de profiter de chaque instant sans trop réfléchir et puis tanpis si le linge est pas fait

  • Reply Maudemain 17 mai 2020 at 21 09 32 05325

    Merci pour ce partage sans tabou!! Tu as dû gérer le post accouchement avec les problèmes de santé de Mathis. Bravo!

  • Reply Ben 17 mai 2020 at 22 10 02 05025

    Dis toi, que tu as la chance d’avoir Mathieu à tes côtés …. il n’a pas repris le travail au bout de 3 jours ! C’est une vraie chance !

    • Reply maman pavlova 19 mai 2020 at 8 08 20 05205

      Exactement, ici j’etais seule de chez seule avec un papa qui bossait 10H par jour et c’etait pas simple….

  • Reply Sofdelyon 17 mai 2020 at 22 10 05 05055

    Je te l’ai déjà dit mais un bébé une pandémie et une nouvelle maison …c’est énorme !!! Rajoute le post pâteux la dessus et voilà c’est trop… Tu es lucide et tu arrives à tourner certaines choses en dérision ça aide. Je t’embrasse fort

  • Reply Charlotteetsesenvies 17 mai 2020 at 22 10 14 05145

    Merci pour ce post si transparent sur un sujet qui l’est encore trop peu. Que de bouleversements sur une seule personne et que de jugements par des gens qui se permettent de tout remettre en cause , juger etc. et qui oublient d’être bienveillants

  • Reply Océane 17 mai 2020 at 22 10 44 05445

    Waouh quelle transparence ! Je ne suis pas encore maman et même loin de l’être mais lire un article aussi sincère me touche énormément. C’est fou les tabous qui existent autour de l’accouchement. Alors merci pour cet article, pour cet engagement et bravo pour ta nouvelle vie !

  • Reply Anna 17 mai 2020 at 22 10 52 05525

    Coucou Coralie,
    J’ai eu mon petit garçon il y a deux ans par césarienne d’urgence, ce fut un traumatisme aussi, je ne m’y attendais pas, et cette cicatrice que j’ai mis au moins 8 mois à réussir à toucher tellement cette zone était emotionnellement trop… intense, je voulais juste oublier.
    Ton discours sur la charge émotionnelle me touche, deux ans après la naissance de mon bébé je pense qu’on apprend juste à vivre avec cette charge , à vivre différemment, et il faut savoir lâcher prise sur certaines choses: ta maison sera peut être un peu plus en bazar, ton bébé se sera tâché alors que tu venais de l’habiller, tu mettras un jour de plus qu’avant à finir de rédiger un article… mais cela deviendra ta norme. Non tu ne retrouveras pas ta vie d’avant, mais une vie avec un nouvel équilibre, encore plus jolie. Il bouleverse tout et renverse ce qui était tes habitudes, ton quotidien, mais bientôt ce rythme sera devenu ta nouvelle norme, tu ne sauras même plus comment c’était avant. Laisse toi le temps de retrouver des marques avec ce nouvel équilibre, et dit toi que ce ne sera pas les mêmes qu’avant, on apprend à faire différemment, à gérer son temps différemment, laisse toi le temps et la possibilité que les choses ne soient pas « parfaites ». Tout passe ❤️

  • Reply Lmc11 17 mai 2020 at 22 10 52 05525

    Merci pour cet article si honnête… C’est à peu près exactement tout ce que j’ai ressenti il y a quasi 6 ans à la naissance de ma fille, sans la césarienne… Mais tout le reste c’est ça… Douleurs, confusions, panique, fatigue… C’est éprouvant…
    Courage et ne te mets pas trop de « pression » pour les posts IG etc, ta communauté t’attendra et sera indulgente j’en suis sûre ! ☺️

  • Reply Cécile - Plumedouce 17 mai 2020 at 22 10 54 05545

    Olala ma pauvre, quelle pression tu te mets… Merci pour ta sincérité et ta transparence ! Je n’ai pas d’enfants, et aucune envie d’en avoir, je n’ai donc pas l’expérience pour parler… Mais je pense vraiment que bébé sera heureux si maman l’est aussi ! Il faut donc penser à toi, t’écouter, prendre soin de toi… Surtout, aucune pression, tu fais déjà du mieux que tu peux ! Tu m’as impressionnée à vrai dire quand je voyais tes stories instagram ! Une wonder woman !!! Mais clairement, prends tout le temps qu’il te faut, savoure, repose-toi et ne culpabilise jamais… Tu es déjà au top !

  • Reply Fannnny 17 mai 2020 at 23 11 00 05005

    Qu’est ce que ton article est important. J’aurais tant aimé en lire de ce genre à la naissance de ma première fille il y a trois ans.
    J’aurais aimé aussi savoir qu’il faut du temps pour le couple de trouver chacun sa place dans cette famille de trois. Qu’il ne faut pas être exigent envers son conjoint car on a des idées sur notre façon de s’organiser, qu’il faut déléguer. Car j’ai bien eu peur à un moment que mon couple ne survivrait pas à ce chamboulement. Finalement on en est sortie plus fort. On a eu notre deuxième fille et pour le moment (elle a deux mois aussi) c’est beaucoup plus simple, plus fluide. On sait ce que l’on attend l’un de l’autre.
    Bon courage. D’ici quelques semaines tout ce là ne sera qu’un lointain souvenir.

  • Reply cha 17 mai 2020 at 23 11 17 05175

    Bonsoir ,
    Merci pour ce post et même si mon petit garçon né d’une cesarienne en urgence il y a 15 mois je me retrouve dans certains de tes mots. Merci pour ta transparence et ce vrai sujet qu’est l’arrivée du bébé et ce chamboulement qui est exacerbé par la fatigue les hormones et dont finalement on parle peu. J’aurais aimé trouvé ton post à mon retour chez nous… pr ne pas me sentir seule à ressentir tout ça et surtout a culpabiliser. Donc merci d’être aussi sincère.
    Et surtout profite de ce temps pr profiter de lui et parfois de ne juste être qu’avec lui sans culpabiliser du reste car le temps passe vite et avec toute notre ambivalence de jeune maman ds qlq semaines tu seras nostalgique de ces premiers moments…
    Bonne nuit et bon courage pr toutes ces émotions mélangées

  • Reply Jen 17 mai 2020 at 23 11 25 05255

    Toujours intéressant de se reconnaître dans ces témoignages. On se sent moins seule. Et tu ne l’es pas du coup. J’ai accouché le 17 mars d’un petit Robin. Je césarienne d’urgence également. Post partum difficile en effet car même si on s’attend à ce que ça ne soit pas tout rose personne ne nous prépare vraiment à tout ça. J’allaite encore mais ça a mis 1 mois et demi à se mettre en place et cette semaine j’ai aussi eu un gros coup de mou comme toi, lié sûrement à la fatigue et au fait qu’on veut tout mener de front comme avant alors qu’on ne peut pas. Courage et pense que tu as de la chance d’avoir ton chéri. Merci pour cet article et vous formez une très jolie famille

  • Reply Clotilde 17 mai 2020 at 23 11 27 05275

    Merci pour ce beau partage rempli de transparence. Je te conseille lorsque Mathis dort ou que tu te reposes dans ton bain, d’écouter le podcast de Clémentine Sarlat, La Matrescence. Un bonheur, moins culpabilité, plus de compréhension, un vrai soutien.. tu n’es pas seule ! Bravo et belle continuation à vous trois

  • Reply Meantara/CaillouMom 18 mai 2020 at 9 09 23 05235

    Oh Coralie…
    Bravo à toi d’avoir posé ces mots et de les partager avec nous.
    Le post-partum c’est une sacrée aventure, et on est quelque part toute la vie en post partum.

    Tu le dis dans ton article, il faut que tu sois indulgente avec toi même, et que tu prennes le temps de cicatriser ton corps et ton esprit.

    Tout va bien se passer ♥️♥️

    Profite autant que tu peux, et quand ça ne va pas n’hésite pas à le verbaliser à ton petit Mathis : ça te fera beaucoup de bien et lui ça ne peut que le faire grandir d’être dans cette complicité avec toi <3

    Tout ce que tu ressens est normal, ça va aller ♥️♥️

    La matrescence est effectivement un excellent podcast !

    Plein de bisous et de pensées pour toi

  • Reply Véronique Thomas 18 mai 2020 at 9 09 38 05385

    Très joli post ,tout est dit…et en lisant ça je me demande si finalement on renseigne les futures mamans en toute transparence…. mais peut-être que cela serait trop à accepter. Tout ce qui suit l’accouchement est compliqué à gérer, à mettre en place et à gérer, mais nous les femmes sommes des guerrières ! Vous êtes une très jolie famille, soyez heureux!

  • Reply françoise 18 mai 2020 at 9 09 39 05395

    Merci pour ce témoignage ! Je vais avoir 50 ans (eh oui , vous avez des anciens qui vous suivent 😉 ) et je me revois à 24 ans vouloir tout mener de font et m’épuiser toute seule. Il n’y avait pas de réseaux sociaux à l’époque et je trouve que c’est une chance aujourd’hui de pouvoir partager tout ça avec bienveillance. Avec le recul , je dirais que si c’était à refaire , je m’appuierai bien plus sur ma famille , ne pas culpabiliser de laisser son enfant à d’autres , ne pas croire que je dois être la seule à m’en occuper. Je profiterais bien plus de ma belle-mère , ma maman , mon frère … c’est une chance folle d’avoir une famille , alors n’hésitons pas à déléguer , notre enfant ne sera pas malheureux loin de nous , au contraire , plus il verra d’autres visages et plus il recevra de l’amour. Prendre du recul et se permettre de vivre et de souffler sans vouloir être la perfection , lacher prise . Il faut absolument prendre du temps pour soi , c’est une question d’équilibre. Votre enfant est magnifique , profiter de votre bonheur loin des jugements . Je pense aussi que toutes ces émotions épuisent le corps et l’esprit , qu’elles soient bonnes ou mauvaises , c’est comme un soufflet , on ressent un pic de joie ou de tristesse ou de peur , et puis tout retombe … prenons le temps de digérer tout ça . Belle journée et merci pour votre blog et compte instagram qui apportent beaucoup de joie !

  • Reply Angélique 18 mai 2020 at 10 10 12 05125

    Merci pour ce post ! Moi sa fait des semaines que je ressens ce que tu ressens, je pleur tout les soir, j’en arrive même à un point où je vais m’occuper de mon fils a reculon… Et j’aime mon fils plus que tout. . Alors j’ai pris le taureau par les cornes, et pris RDV chez le médecin, car je n’en peu plus d’être comme ça… Je suis actuellement dans la salle d’attente d’ailleurs. Mais ça fait du bien de ne pas se sentir seule. Alors merci à toi

  • Reply Coralie b. 18 mai 2020 at 10 10 14 05145

    Bonjour, merci beaucoup pour ton témoignage.
    Je ne compte pas avoir d’enfant pour l’instant ( je n’ai que 22ans) mais ton témoignage m’a beaucoup touché et m’a beaucoup appris car malheureusement pour l’instant j’ai l’impression que c’est tabou… j’ai la sensation que l’on nous cache tout cela de peur de nous faire renoncer à avoir un enfant…
    Merci énormément , car tu nous ouvres la porte sur de nouveau témoignage et donc vers le savoir.
    Je te fais de gros bisous, prends bien soin de toi. Courage,
    coralie

  • Reply Francis M 18 mai 2020 at 11 11 48 05485

    en fait, beaucoup de ces dames se reconnaitront dans tes douleurs post partum, et bien sûr pednant l’accouchement… moins en parlent, mais certains hommes comme moi sommes de tout coeur avec vous ! et bravo pour la force que tu as d’avoir surpassé tout ça

  • Reply Eloïse 18 mai 2020 at 19 07 29 05295

    Olala je me revois il y a deux ans a la naissance de mon fils. La naissance n a pas été compliquée mais la grossesse oui (suspicion de malformation cardiaque non avérée au final). Vous avez vécu un gros choc avec la naissance puis l avc ne l oubliez pas c est normal de ne pas être bien psychologiquement. De mon côté je me suis laissée aller très bas avec une belle dépression post partum et la prise de médicaments au final (mais tout va bien maintenant). Donc mon conseil c est de ne pas hésiter a consulter vite si vous en ressentez le besoin c est juste NORMAL. Et même si c est très dur laissez le petit de temps en temps soit au papa et ballade toute seule ou au grands parents juste 2h ça fait tellement de bien et pas de ménage pendant ces moments là juste du plaisir 😉 on est pas que maman et c est facile de l oublier au départ. Bonne suite a vous 3 <3

  • Reply canet sandra 18 mai 2020 at 20 08 13 05135

    Coucou Coralie,
    Je ne commente jamais mais après un tel témoignage, je le devais.
    Ma fille a 2 ans, accouchement très difficile pour moi (je me suis vidée de mon sang sur la table d’accouchement) puis néo-mat pour elle, sans le droit de la toucher car soins intensifs. L’horreur…
    Je pense que le post-partum psychologique est beaucoup plus fort quand on vit une telle épreuve. Je me souviens pleurer en même temps que ma file, elle dans mes bras , en criant « je veux ma vie d’avant! » c’est tellement difficile de s’en remettre… et puis ça passe, la nouvelle vie s’installe et elle devient encore mieux qu’on ne l’avait imaginée.
    Tu as bien fait d’en parler. Il ne faut pas garder cela pour toi.
    Plus tard (plus tôt que tu le penses), tu reliras peut être cet article en disant « c’était dur mais ça valait tellement le coup! »
    Bon courage pour le déménagement.

  • Reply Lilyandko 18 mai 2020 at 20 08 40 05405

    Merci pour cet article, il résonne beaucoup en moi. Même si je n’ai pas de dépression post partum à proprement parler, j’ai accouché il y a 5 semaines et je ne pensais pas que le « après accouchement » pourrait être si dur.. La même culpabilité pour l’allaitement, l’horreur de la montée de lait, les contractions post accouchement, les lochies.. Je n’ai pas eu de césarienne, ni toutes les frayeurs que tu as pu avoir avec Mathis, mais le papa n’a pas été autorisé à rester avec moi à l’hôpital et même si tout s’est bien passé j’ai encore beaucoup de mal à en parler tant cela a été dur… Je suis également auto entrepreneuse et je recommence à travailler. A mon rythme, certes mais il faut bien préparer ‘l’après..’. Sans compter les rdv chez le médecin, les déclarations à faire pour bébé etc etc… Lait de devoir tout gérer est parfois compliqué.. Heuresement que le papa est un peu là en télétravail pour m’aider, c’est notre chance actuellement..!
    Merci pour cet article plein de transparence et toujours aussi agréable à lire ! Plein de bonheur à vous 3 ♡

  • Reply Cecile 18 mai 2020 at 20 08 58 05585

    Merci à toi plur cet article à cœur ouvert… si j’avais lu quelque chose comme ça à la naissance de mon ainé, cela m’aurait aidé à me sentir moins seule tout simplement… c’est terriblement difficile de devenir maman, un pur bonheur mais aussi beaucoup de bouleversements. Quoi qu’il en soit je peux te garantir que tu vas trouver ton rythme, ton équilibre et te tu sentiras très épanouie ☺️.

  • Reply Riglisse 18 mai 2020 at 23 11 39 05395

    Quel raz-de-marée, d’émotions, de changements dans vos vies! Et tout n’a pas été si simple.
    Ne sois pas trop exigeante avec toi-même. Un fameux proverbe africain dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant.
    Et notre société actuelle , telle qu’elle est construite, ainsi que le confinement , vous auront d’autant plus empêchés de déléguer aux autres.

    Dans d’autres sociétés, la maman est alitée encore un moment et au repos pendant trèèèès longtemps après l’accouchement (comparé à notre modèle français dans lequel déjà, le papa n’a que très peu de temps disponible pour trouver sa place … et pour pouvoir soutenir la maman dans la durée).
    Alors la maman bénéficie du soutien de sa famille qui se resserre autour d’elle pour la soutenir dans l’après accouchement.

    Je suis convaincue qu’il est fondé de faire ainsi et que tout est si violent dans la naissance… Violemment beau, violemment douloureux, violemment vécu qu’autant que possible dans chaque situation, il faut prendre soin de soi, de vous en tant que parents.
    Alors la seule chose que je te souhaite, c’est de réussir à prendre du temps pour toi, par-ci par-là, sans culpabiliser.
    Des petites bulles de bien-être pour se faire du bien.

    C’est tout ce que je te souhaite actuellement.
    Avec toute ma bienveillance et mon empathie. ❤️

  • Reply Nour 19 mai 2020 at 6 06 49 05495

    La matressance ! Période tellement complexe avec des sentiments ambivalents et la fatigue qui s’accumule. Pour mon aîné j’ai voulu faire comme si j’étais comme avant…énorme erreur. Pour la deuxième j’ai eu l’immense chance de participer à un atelier qui s intitule « Bien vivre son after … accouchement ». Et la une révélation ! A part en Occident, la maman doit se reposer après son accouchement. En chine ils appellent ça la quarantaine. Il faut dormir, manger s’occuper un peu de son bébé et surtout rester allonger et ne pas forcer ! Une femme ne doit jamais être seule pour devenir maman et s’entourer d’une tribu qui l’aide pour ce moment délicat. Ici nous sommes laissés à l’abandon (encore plus en cette période de COVID). Le suivi médical si présent pendant la grossesse disparaît ! Nous n’existons plus. Alors merci pour cet article qui permettra a beaucoup de maman de se préparer et de se foutre la paix.

  • Reply Mélanie 19 mai 2020 at 12 12 52 05525

    Bonjour Coralie, mon fils à eu 1an ce week-end. En lisant ton article, ça ma rappelé combien j’avais aussi eu peur de ce changement radical de vie. de devoir tout laissé tombé pour ce jolie bébé qu’on aime plus que tout mais qui nous prend tout…

    Avec le recule que j’ai (je me permet) de te faire un petit bilan de l’évolution de cette nouvelle vie de maman : il m’aura fallut 3mois pour être complètement sereine et pour comprendre entièrement mon rôle de maman. Et pour comprendre mon bébé. Mon fils n’a pas dormi la nuit jusqu’à ses 9mois. Et la fatigue a parfois été compliqué à gèré, mais étonnement je l’ai très bien géré. Et j’ai réussis a mené de front ma vie sentimental avec mon chéri, professionnel (avec une promotion en plus), familial au sens large, social en voyant régulièrement mes amis et à profiter un maximum de mon fils.
    Les 3 premiers mois sont compliqué. Et ça devient vraiment facile à partir de 6mois. Ton fils deviendra plus indépendant.
    Maman depuis 1 an et ma vie et simplement beaucoup plus belle et qu’avant d’avoir mon fils . Je peu tous gérer sans problème et surtout faire tout ça avec lui ! Dans quelques mois tu verras que ton fils ne change pas ta vie sur le long terme , MAIS L’ENRICHIT.

    Bon courage pour ses quelques semaines compliqué

  • Reply Alexandra Yves 20 mai 2020 at 19 07 00 05005

    On ne peut jamais comprendre ce qu’une personne ressent à un tel instant qu’après l’avoir vécu. Je n’ai pas eu un accouchement aussi compliqué, mais je suis touché, au plus profond, par votre post. J’admire votre courage et je vous souhaite le meilleur pour la suite.

  • Reply Marie 21 mai 2020 at 1 01 40 05405

    Bravo pour cet article coup de poing et surtout merci de partager avec nous le côté difficile de la grossesse.
    Courage à toi

  • Reply Anna 23 mai 2020 at 14 02 00 05005

    Merci pour cet article, ça fait plaisir de voir quelqu’un qui ressent la même chose… Tu n’es pas seul 🙂 !

  • Reply Jeanne307 26 mai 2020 at 16 04 31 05315

    Je ne sais que dire, tellement je suis touchée par votre histoire. J’admire votre courage et votre détermination. Je pense que chacune de nous doit prendre exemple sur votre vécu. Je vous souhaite tout le bonheur du monde.

  • Reply Alice021 29 mai 2020 at 8 08 01 05015

    Est-ce que vous pensez aussi que ce sont les femmes qui sont le symbole du courage et de la bravoure ? Moi, je reste convaincu qu’il n’y a pas une personne plus forte qu’elles. Surtout, lorsqu’il s’agit de se battre pour ses enfants.

  • Reply Stéphanie •• Cotton Candy 31 mai 2020 at 15 03 11 05115

    Coucou Coralie !
    J’ai également eu des moments difficiles depuis mon accouchement. Dépression post-partum 3 mois après l’accouchement (en grande partie à cause de la fatigue), soucis d’allaitement, etc…
    J’ai mal vécu la chose et je trouve important de parler de cela, que ce soit sur le blog (je l’ai fait également) ou à sa famille, ses amis, son chéri.
    Tu n’es pas la seule à qui c’est arrivé, donc merci d’oser en parler !

  • Reply Gislaine 1 juin 2020 at 18 06 15 06156

    il y a tellement à dire à propos de la grossesse, de l’accouchement et ce qui s’ensuit pour celle qui ont déjà bien ou mal vécu cela, même si on sait que tout cela se résume parfois à « souffrance, troubles hormonaux, etc », bien avant le bonheur

  • Reply Laura John 1 juin 2020 at 21 09 54 06546

    Les femmes arrivent à faire face à n’importe quelle situation même si elle est toute seule. Pour ce qui est des hommes, je ne pense pas que c’est le cas. Ils ne peuvent rien sans nous.

  • Reply Christiane Robert 2 juin 2020 at 0 12 35 06356

    Dans la vie des femmes, pour faire face aux problèmes, elles sont toutes seules. Mais lorsqu’il s’agit des moments de bonheur ou de quelque chose de plaisant, elles sont soudainement entourées, notamment par leurs époux.

  • Reply MISS BUFFET FROID 5 juin 2020 at 7 07 48 06486

    Bonjour Coralie !
    Je tombe par hasard sur votre article, et vos mots tellement poignants sont précieux pour d’autres femmes! Merci !
    Vous êtes courageuse de raconter tout cela. Vraiment.
    Je pense qu’il y a encore de nos jours un vrai tabou autour de la maternité et du fait d’accoucher. Car cet événement étant vu comme quelque chose d’absolument merveilleux , et ça l’est oui! bien sûr mais, on a tendance à ne plus parler du tout, à occulter et à surtout minimiser toute la souffrance, les étapes ultra complexes que certaines femmes peuvent avoir à surmonter en post partum. Votre témoignage est donc vraiment précieux pour d’autres femmes, même si … c’est vrai c’est vraiment différent pour toutes.

    Cargaison de good vibes à cette petite famille qui se construit jour après jour, et prenez bien soin de vous.

  • Reply bellybulle 11 juin 2020 at 15 03 19 06196

    Merci pour cet article qui montre la réalité du post-partum

  • Reply Persun 16 juillet 2020 at 9 09 23 07237

    Merci de votre partager, super article

  • Reply Chatigny 3 août 2020 at 12 12 52 08528

    Salut,
    C’est toujours un plaisir de lire vos articles, merci beaucoup pour le partage.

  • Reply Nathalie Robert 22 septembre 2020 at 18 06 53 09539

    Je vais accoucher dans très peu de temps de mon premier enfant. Alors je regarde par-ci par-là les témoignages des nouvelles mamans, notamment de comment elles ont vécu leur accouchement et la suite.

  • Reply Luana Taylor 17 octobre 2020 at 18 06 17 101710

    Merci pour ce partage. Je n’ai jamais subi de césarienne pour mes trois accouchements (Dieu merci). Du coup, je ne savais pas ce que cela impliquait. Je pensais que les douleurs au cours des contractions sont les plus douloureuses et que celles qui subissent la césarienne avaient de la chance. Mais j’ai tort en fait, je me rends compte qu’accoucher ne pourrait jamais être sans douleur, césarienne ou pas.

  • Reply Debbie Klein 29 novembre 2020 at 3 03 57 115711

    Comment avez-vous vécu la césarienne ? Je viens d’apprendre récemment que je vais devoir subir ne intervention, alors que je suis à mon 8ème mois de grossesse. Ça m’a pris par surprise et j’ai un peu peur maintenant.

  • Reply Axelle59 5 avril 2021 at 15 03 07 04074

    Toujours un plaisir de vous lire.
    L’accouchement et les premières semaines qui suivent la naissance sont des moments inoubliables !

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