Humeurs Voyages

La leçon de vie sénégalaise

1 mai 2017

VOYAGER, C’EST GRANDIR. C’EST LA GRANDE AVENTURE. CELLE QUI LAISSE DES TRACES DANS L’ÂME.

Et jamais un voyage ne m’avait autant fait grandir que celui que je viens de vivre. Jamais un voyage ne m’avait autant bouleversée. Autant déstabilisée. Autant touchée. Mais pourtant, jamais je n’avais autant appréhendé un voyage. Bien loin de ma zone de confort… Et comme ce voyage n’a en rien ressemblé à mes voyages habituels, j’ai envie de bousculer mes habitudes et de vous raconter mon voyage en plusieurs étapes. Bien évidemment, un article complet arrivera bientôt pour vous expliquer notre parcours, nos visites et toutes les photos mais avant lui, j’avais besoin d’écrire noir sur blanc tout ce qu’il s’est passé dans mon petit coeur en l’espace d’une semaine qui m’a paru duré des semaines tant le dépaysement était total. Avant de commencer, pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi ma semaine sur les réseaux, je suis partie en famille au Sénégal et nous nous sommes beaucoup éloignés des sentiers battus pour partir à la rencontre des sénégalais dans des zones parfois très peu touristiques et reculées. Connaissant ma belle-mère qui a pris en  charge l’organisation de ce voyage, je m’attendais à ce type de voyage mais je n’avais pas idée de comment j’allais réagir. C’était l’inconnu avec un grand I…

Et quel inconnu… Le voyage comporte une part de risque qu’il faut savoir accepter, on ouvre son esprit à des situations qui nous échappent totalement dans les pays occidentaux. J’ai toujours eu en tête ce risque mais je n’y avais jamais été confrontée… Comme dirait mon père, je ne voyage que dans des pays qui ont la même vie que nous, que dans des pays occidentalisés comme on dit donc c’est sur que je ne risque pas de vivre ce risque. Et oui mon cher papa, chaque chose en son temps… Un mois aux Etats-Unis, la Norvège, les pays européens, c’était déjà énorme pour moi. Et c’est vrai que si mes parents n’avaient pas organisé ce voyage, le Sénégal n’est pas la prochaine destination que j’aurais choisi. Peut-être par sécurité. Par peur d’être déstabilisée. Par peur de mal réagir. C’est facile à dire pour mon père qui a vu l’Inde, le Mali et bien d’autres… Alors, sachant qu’on aurait pas eu l’idée d’y aller par nous-mêmes, ils ont organisé ce voyage au coeur du Sénégal pour nous montrer une autre réalité si loin de la nôtre qu’il est si bon d’avoir en tête.

VOYAGER EST UN MOTEUR À L’ÂME, CELA PERMET DE PRENDRE DU RECUL, DE SE RECENTRER SUR SES OBJECTIFS DE VIE, DE RELATIVISER QUANT À NOTRE PLACE DANS LE MONDE.

J’ai simplement été victime du vrai choc des cultures. Ce choc qui te laisse sans voix quand tu passes dans une ruelle bondée où se baladent des centaines de chèvres et que l’on t’explique que beaucoup ne font pas confiance aux banques et achètent des chèvres avec leurs économies pour les mettre à l’abri. Plus il y a de chèvres devant une « maison », plus la famille qui y vit est « riche ». Ce choc qui te laisse sans voix quand tu croises des déchèteries à ciel ouvert sur des kilomètres mais que tu comprends vite qu’ils ont d’autres priorités… Ce choc qui te laisse sans voix quand on t’explique qu’on arrive à savoir le nombre de femmes vivant dans une maison en voyant le nombre d’antennes sur le toit car chaque femme à sa télé pour éviter les histoires. Chaque femme d’un seul homme bien évidemment. Notre guide lui-même a deux femmes. Je savais que la polygamie était normale dans bien d’autre pays mais je ne l’avais jamais vue de mes propres yeux. Et on ne me l’avait jamais racontée avec tant de naturel. Ce choc qui te laisse sans voix quand tu vois ces jeunes sur une charette écouteurs blancs sur les oreilles et téléphone dans la main. Avouez que c’est tout de même un peu paradoxal ? Au-delà du choc des cultures que j’ai pu vivre, il y en a un énorme dans le pays tout simplement. Cette modernité qui se mélange à des pratiques qui nous paraissent d’un autre temps. A choisir, nous, on préférerait peut-être rouler en voiture plutôt qu’en cheval où ne pas marcher pieds nus mais ne pas avoir de téléphone. Mais leurs chevaux leur suffisent totalement car l’essence est hors de prix pour eux et marcher pieds nus est tout simplement normal.

VOYAGER, C’EST AUSSI DECOUVRIR DE NOUVEAUX HORIZONS A TRAVERS SOI ET LES AUTRES.

Mais je crois que ce qui m’a le plus choquée, dans le bon sens du terme, c’est leur sourire et leur joie de vivre. Elle est partout. Dans chaque visage. Jamais je n’ai croisé autant d’enfants qui avaient l’air si heureux dans tous les voyages que j’ai pu faire. Leur joie de vivre est communicative… Leurs « bonjours » de la main sur notre passage. Ces petits bouts qui courraient après notre charette dans Saint-Louis. Ces autres petits bouts qui courent vers nous sur la plage pour poser devant mon objectif quand je photographiais le coucher du soleil. Bien sur beaucoup te demandent si tu n’as pas un petit truc à leur donner et quand tu n’as rien d’autre sur toi, tu leur donnes un peu d’eau et il n’en faut pas plus pour voir leurs visages s’illuminer. Les voir si heureux alors qu’ils ont si peu. Alors qu’il ont si peu ! Comment ne pas remettre en question chacune de nos soirées « je sais pas ce que j’ai ». Bien évidemment, cela n’a rien à voir mais cela ne peut que te faire relativiser sur tout. On est que des gosses capricieux bien trop gâtés par la vie… On ne sait pas ce que c’est que d’avoir soif ou faim. On ne sait pas ce que c’est que de marcher 1h30 pour aller à l’école. Pourtant, ce petit au tee-shirt jaune et l’étoile que vous verrez plus loin le fait matin et soir bras dessus bras dessous avec son petit frère et il en est fier car au moins lui, il a la chance d’aller à l’école. Des écoles avec 72 enfants par classes… 72. Et dire qu’en France on se plaint quand ils sont plus de 30.

On s’est baladés dans cette école, on s’est assis sur ses bancs. On a discuté avec les jeunes du village qui nous ont raconté comment ils occupaient tous les enfants dans « La maison des jeunes ». On a marché dans les ruelles. On a échangé des sourires, des paroles, des rires. Les garçons ont tapé le ballon avec eux dans la rue ou sur la plage car là-bas, le football est partout. L’amoureux y a même laissé un chapeau qu’il a offert à un petit bout. On a vu ces gens travailler. On s’est arrêté pour donner ce que l’on avait pris dans un petit village encore plus reculé que les autres. Des cahiers, des stylos, des vêtements… J’avais aussi pris une sucette licorne qu’une petite fille si craquante a dévoré en quelques minutes. Est-ce qu’elle sait ce qu’est une licorne ? Je ne pense pas mais tant pis, l’important, c’est qu’elle l’ai aimée. J’aurais voulu leur donner tellement plus… C’est dans ce village que j’ai croisé cette jeune fille habillée en jaune qui était d’une beauté sans pareil. Elle ne parlait pas français mais on a essayé de se comprendre par le regard, par nos sourires. Elle restait là, près de moi et j’avais tellement envie de lui dire qu’elle était belle et d’en comprendre plus sur sa vie. En partant, je lui ai laissé mon collier qu’elle regardait avec tant d’attention. J’en ai des tas des colliers moi… En une semaine, on a vu tellement de choses. J’avais bien évidemment conscience de cette misère mais la vivre et la toucher de si près ça n’a strictement rien à voir. J’ai eu envie de pleurer plusieurs fois tant les odeurs prenaient à la gorge et la pauvreté se ressentait à certains endroits. Mais leurs sourires rassurent et fait du bien. Tu te dis qu’ils ont bien plus compris la vie que tu ne la comprends et tu as simplement envie de leur dire Merci. Merci de m’avoir fait grandir autant en si peu de temps.

Bref. Quelques paroles un peu décousues, au pied du lit, quelques heures après le retour. Et quelques photos pour retranscrire en images aussi un peu de cette émotion qui me traverse. Cela fait du bien de sortir de sa zone de confort par moment !

Et vous, vous êtes habitués à ce genre de voyage ? Racontez-moi…

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58 Comments

  • Reply thepinkyside 1 mai 2017 at 12 h 25 min

    Juste waw… Je n’ai pas les mots … Mais ton article est tellement touchant … J’en ai eu les larmes aux yeux… J’aimerai tellement pouvoir vivre ce que tu viens de vivre.. Un choc culturel tout le monde devrait en avoir un une fois dans sa vie pour arrêter de ce pleindre pour la moindre petite chose alors que ces personnes la non rien… Cela ferai du bien et remettrai les gens à leurs place dans leurs façon d’agir … J’aime ce que tu fais ma jolie coralie il me tarde de te rencontrer le 31 mai à Nice ♥ ❤ ♥ ❤ ♥

    Maeva du blog http://www.thepinkyside.com

  • Reply Emeline 1 mai 2017 at 12 h 32 min

    Très bel article, j’ai eu beaucoup d’émotions en le lisant car on voit que tu écris le coeur à vif et que tu es bouleversée! Les mots auraient différents quelques jours plus tard je pense 🙂

    Je suis partie en Égypte aussi et j’ai vécu ce choc des cultures mais j’étais plus jeune donc je l’ai moins ressenti 🙂 mais j’aimerai renouveler l’expérience, ca aide a relativiser 🙂

  • Reply Emma 1 mai 2017 at 12 h 34 min

    Je n’ai pas l’habitude de laisser un petit commentaire après mes lectures mais il faut dire que cet article m’a touché. Encore plus les images qui parlent d’elles-mêmes. Je n’ai jamais fais ce genre de voyage mais j’aimerai beaucoup en faire pour découvrir différents mode de vies et différentes cultures. Ce genre de voyage qui te fait réfléchir sur la vie et qui va te faire encore plus profiter.
    Les sourires de ces enfants, cette joie de vivre communicative est touchante.
    J’ai hâte de lire tes articles sur ce voyage qui m’a l’air exceptionnel sur tout les plans.
    De gros bisous

  • Reply Louise 1 mai 2017 at 12 h 37 min

    Quand j’ai su que tu partais au Sénégal, je savais que cela te bouleverserait. Je n’y suis malheureusement jamais allé mais je me suis renseigné et j’ai tellement envie d’y aller moi. Je pense qu’on a tous besoin un moment dans sa vie de ce dépaysement, ce boulversement qui nous fait nous poser milles questions et nous donne le recul nécessairepoir nous sentir chanceux. Quand on me demande quels sontles pays qui me font envie et que je réponds naturellement l’Afrique, beaucoup me regardent bizarrement. Tandis qu’eux pensent à tous ces pays occidentaux. Je ne saurai expliquer cette attirance vis-a-vis de ce continent mais c’est comme ça depuis toujours. Bien sûr je veux voyager aussi dans ces payq occidentaux mais j’irai en Afrique, au Sénégal, au Kenya, au Cameroun, qu’importe mais j’irai. Merci pour cet article qui me touche beaucoup comme tu peux le lire. J’ai hâte de lire aussi des bonnes adresses et ton parcours dépaysant.
    Bisous !
    http://www.lemondestunlivre.blogspot.fr

  • Reply Le Sourire de Marcel 1 mai 2017 at 12 h 40 min

    Merci pour ces mots Coralie ! Je trouve qu’ils prennent tout leur sens, surtout en cette période … Je suis française d’origine guinéenne. En 2012, ma mère a décidé de nous emmener, ma petite soeur et moi découvrir le pays de notre père ! J’ai fais la gueule !!! Ah ça oui, j’ai vraiment fais la gueule, qu’est ce que j’allais faire dans ce pays pendant que mes amis partez dans des pays géniaux, développés, où tu n’as pas besoin de faire des vaccins, qui ne sont pas dirigés par des dictateurs ? Je mets ça sur le compte de l’âge bête (qu’est ce que nous sommes cons lorsque l’on a 16 ans …) car aujourd’hui je remercie, tous les jours ma mère de m’avoir emmener dans ce pays que je chéries de tout mon coeur ! Si je suis la personne que je suis aujourd’hui, avec des valeurs, des convictions c’est certainement grâce à ce voyage ! Cette rencontre avec ce pays m’a retourné l’esprit, à tel point que j’ai une petite boule dans la gorge quand j’y pense ! J’y ai découvert des personnes tellement belles … mais tellement belles … c’est inexplicable ! Et puis, c’était la première fois que je rencontrais ma grand mère paternelle, de qui j’ai hérité mon troisième prénom, Téninghbé ! J’ai été submergé d’émotion, d’amour mais aussi de peine, de découvrir que cette femme, grâce à qui je suis présente sur cette terre vivait dans un bidonville, à quelques mètres de la piste d’atterrissage de l’aéroport de Conakry. J’ai toujours été fière d’être africaine, mais depuis ce voyage je me sens non seulement citoyenne française mais d’autant plus citoyenne du monde ! Je sais désormais que lorsque j’aurais des enfants, je leur ferais découvrir ce merveilleux pays.

  • Reply Aurore 1 mai 2017 at 12 h 48 min

    J’ai fais à peu près le même voyage que toi, et certes j’ai pris quelques claques, mais pas au même point que toi… Je crois que tout cela dépend aussi du guide, de comment les visites sont menées. On était avec un guide qui nous emmenait dans certains endroits pour nous faire acheter… Et à côté de ça dans d’autres villages, il préférait acheter pour nous, il n’avait pas confiance en son peuple… C’est assez étrange comme tu dis, les voir avec un téléphone… Vers le Lac Rose, nous avons pris un véhicule qui nous a emmené dans le désert, dans un village bien reculé, où la pauvreté était bien présente… Et pourtant, quel étonnement quand l’un de nous a sorti son téléphone pour faire une photo, et qu’un des jeunes nous a dit « c’est l’Iphone combien celui là ? »! Dans ce monde si reculé, où nous on aimerait avoir un peu d’argent pour manger et se loger correctement, eux sont plus intéressés par nos téléphones… Ce monde est totalement différent, et j’ai vécu assez difficilement ce voyage d’ailleurs, hors de ma zone de confort, à se méfier de tout car on nous avait mis en garde sur tant de maladies, et du coup, je n’ai peut-être pas su apprécier ce voyage… En tout cas, ton voyage à toi me replonge dans le mien, la nuit dans le désert, le Lac Rose, la ville de Saint-Louis, son port de pêche, et son odeur… Qui prend carrément à la gorge… Mais le pire dans tout ça, c’est les enfants, qui sont contents de nous voir, qui ont une vie si difficile mais ils sont heureux… J’ai appris une belle leçon de vie dans les écoles, mais aussi dans la pouponnière, où tant de bébés sont là, parce que les parents ne peuvent pas assumer… Merci pour tes jolies photos, qui embellissent bien ce monde où tout n’est pas rose….

    • Reply Clémence 4 mai 2017 at 0 h 50 min

      « C’est assez étrange comme tu dis, les voir avec un téléphone…  » Pardon ? Tu te rends compte de l’épaisse bêtise que tes propos trahissent ? Un téléphone est devenu essentiel pour tous, même pour des gens que tu méprises et que tu estimes pauvres, et il est tout naturel que ceux qui veulent un téléphone s’en achètent un. Y compris au Sénégal.

      • Reply Aurore 4 mai 2017 at 7 h 44 min

        « l’épaisse bêtise que tes propos trahissent », « ces gens que tu méprises », pardon, mais qui es-tu pour me juger ainsi ? Être derrière un écran ne permet en rien de croire que l’on connaît les personnes.
        Es-tu déjà allée au Sénégal ? As-tu vu la vie comme je l’ai vu là-bas ? Chacun son ressenti.
        Pour moi, un téléphone n’est franchement pas essentiel quand on a à peine à manger et à boire… Les gens dont je parle vivaient dans un désert. Loin d’un village. Loin de la ville. Les boutiques de téléphones ne fleurissent pas comme ici en France, et je suppose que pour en avoir un ils doivent donner beaucoup d’argent.
        Que j’estime pauvre ? La plupart de la population l’est, malheureusement…
        Voilà mon avis PERSONNEL. Chacun est libre, non ? Merci de modérer tes propos…

  • Reply Marina 1 mai 2017 at 12 h 50 min

    Je n’ai jamais vécu ce genre de voyages, mais j’espère un jour.

    Merci d’avoir partagé ça avec nous.

  • Reply Constance 1 mai 2017 at 13 h 17 min

    Je ne commente jamais malgré que je vienne régulièrement sur ton blog. Pour ma part, j’ai l’habitude je connais aussi bien le Sénégal que Dubaï c’est un peu le paradoxe haha. Allant au Sénégal depuis l’âge de 6 ans ce que tu décris deviens pour moi « normal » car les odeurs ne me gênent plus, le désordre dans les rues est normal.. Je suis d’accord avec toi que pour une première fois c’est une leçon de vie et c’est super pour toi tu vas voir les choses autrement. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a tellement autre chose au Sénégal et que le pays se développe de plus en plus et que pleins d’idées émergent. Je te souhaite de vivre d’autres voyages aussi enrichissants.

  • Reply Marine 1 mai 2017 at 13 h 17 min

    Coucou Coralie, ces quelques mots m’ont fait replonger dans un précédent voyage au Sénégal. C’est un pays tellement pauvre mais d’une richesse humaine extraordinaire. On apprend beaucoup de ce voyage, on ressort grandie. J’avais également visité une école où les enfants étaient tellement fiers de pouvoir apprendre. Les villageois nous avaient ensuite accueillis dans leur case pour partager avec eux pendant quelques heures leur quotidien. C’est un dépaysement total et un retour brutal à la réalité des choses…
    Merci pour ces jolies photos et les autres à venir

  • Reply Laure 1 mai 2017 at 13 h 21 min

    Les photos sont superbes! Je l’avais déjà remarqué sur Insta, elles dégagent une joie de vivre que l’ont ne connait pas ici, tu as superbement retranscrit ça. Je ne suis pas sûre d’être capable de faire un tel voyage pour l’instant (j’ai déjà été profondément choquée par les quartiers pauvres de l’Italie, et pourtant comme le souligne très justement ton papa, c’est le même mode de vie que le nôtre) mais j’aimerais avoir la possibilité de le faire, ça doit être une vraie claque, mais peut-être que si tout le monde acceptait de se prendre cette claque, certaines choses iraient mieux.

  • Reply Adriana 1 mai 2017 at 13 h 25 min

    Bonjour Coralie,

    En suivant ton voyage via tes réseaux sociaux, j’ai eu très peur. Peur que tu tombes dans l’hypocrisie occidentale.

    S’il y a bien quelque chose qui me débecte, c’est bien de voir des personnes aisées, comme toi ou moi, qui voyage dans des pays comme le Sénagal, l’Inde, Bali, et tant d’autres, pour se racheter une conscience. Pour revenir en France, et raconter Ô combien ce voyage a bouleversé sa vie, qu’il ne se plaindra plus des tracas quotidiens, que la pauvreté du monde lui a sauté à la gorge, montrer ses photos au milieu de la pauvreté, et raconter un récit digne des meilleurs reportages TV.

    S’il y a bien quelque chose que je déteste c’est CETTE hypocrisie. Comment peut-on aujourd’hui prétendre qu’il a fallu un voyage pour se rendre compte que partout ailleurs des êtres humains vivent avec moins que rien ? Ne sommes nous pas assez instruits pour savoir que partout ailleurs des enfants naissent dans des pays ou le droit des hommes n’existent même pas ?
    Ces « voyages » me débectent, j’appelle ça instrumentaliser la pauvreté pour se pavaner devant ses amis, faire des faux semblants, parce qu’aussitôt rentrés chez nous, on retourne à notre confort, mais ces enfants eux, feront toujours 1h30 pour rentrer à l’école, et nous ? Dans 6 mois on continuera de se plaindre, et de se lamenter.

    Pour en revenir à toi, je suis un peu déçue par ton article. Ne voit pas ça comme une critique, j’apprécie énormément ton travail, je ne te connais pas, ni toi ni ton vécu, mais la liberté d’expression (quand elle est constructive) me permet de te donner mon ressenti et mon opinion.

    Tu as vu des choses, vu la pauvreté, etc, et tu oses dire « je suis sortie de ma zone de confort ». Comme si c’était quelque chose de difficile pour toi ?
    Je ne comprends pas, en quoi est-ce difficile, parce que ça t’as pris aux tripes, et que ces enfants ont boulversé ton coeur ? Je dirais tant mieux, et je te souhaite d’être bouleversée de cette forme autant de fois que possible dans ta vie. Ce sont CES personnes qui vivent quelque chose de difficile, tu ne crois pas que c’est difficile pour eux de voir les choses que nous avons et pas eux, tu crois que c’est difficile pour un enfant d’une dizaine d’années de comprendre ça ? Pourquoi nous et pas eux ?

    Pour en revenir à ce que je disais plus haut, bien sûre que c’est normal au fond que cela nous touche, que d’être confrontée à la réalité est ô combien différent de ce que l’ont peut imaginer. Mais je pense que ces voyages ne sont pas fait pour être comtés de cette forme, ils en appellent à la pudeur. Et si l’on souhaite réellement alerter l’opinion publique, il existe maintes façons à notre échelle de faire bouger les choses….

    Ce n’est pas une leçon de morale, mais ma façon de voir les choses, surement différente de la tienne, j’imagine, mais j’ose espérer que mon commentaire te fera un peu réfléchir, ou que tu puisses à défaut en retour partager ta vision des choses.

    • Reply Annick 1 mai 2017 at 15 h 03 min

      Bonjour Coralie, (bonjour Adriana)

      Je réponds à ce commentaire car cela m’a fait du bien que quelqu’un parle de cette hypocrisie occidentale.
      Je te suis régulièrement sur ton blog mais je ne commente que très rarement par pudeur et parce que je pense que les gens commentent trop. Du coup, je m’excuse déjà si cela va te paraître violent ce n’est pas le but, mais comme Adriana, je trouve cela difficile de ne pas réagir à ton voyage.

      Attention, tu voyages où tu veux, avec qui tu veux et tu fais ce que tu veux. Je ne te juge et ne critique pas tes choix. Ça ne me regarde pas et tu fais bien ce que tu veux de ta vie, de ton temps et de ton argent.

      Maintenant quand tu partages tes voyages et tes ressentis quasi en instantané sur snapchat, Instagram et sur ton blog tu t’ouvres à la critique. Je vais essayer de ne pas tomber là-dedans car j’aimerais te dire ce que je ressens avec le plus de bienveillance possible.

      Je pense que c’est une bonne chose que tu te sois prise une claque, mais n’est-ce pas un peu tardif ? il t’a vraiment fallu ce voyage pour te rendre compte des inégalités dans le monde ?
      Je ne t’accuse pas car je sais que chacun avance au fil de ses expériences et que c’est comme ça qu’on apprend. Je trouve ça magnifique que tu arrives à mettre des mots sur ton ressenti mais je pense qu’il serait mieux que tu le garde pour toi. Ou alors que tu racontes simplement ton voyage sans donner des leçons et sans tomber dans cette mièvrerie moralisatrice très occidentale. Parce que tu vois après un texte comme le tien, on s’attend à un changement radical de ta part. On s’attend à ce que ta prise de conscience s’accompagne d’actions sinon malheureusement ça n’aura pas beaucoup de sens.

      C’est bien que tu profites de ton statut d’influenceuse pour véhiculer une idée positive mais vas-y jusqu’au bout alors… sinon ce ne sont que des mots…
      Tu n’as jamais fait de politique sur ton blog, ni même avec le résultat de vos dernières élections. Et c’est tout à fait honorable. Mais c’est exactement la même chose avec ce genre d’article.

      C’est délicat comme sujet, je m’en rends compte. J’espère que tu seras ne pas prendre mal ce genre de propos. Parce que ce n’est pas une critique, plus un encouragement…

      Je te souhaite une excellente fin de week-end.

      • Reply Coralie L. 1 mai 2017 at 19 h 37 min

        Hello Annick 🙂 Merci d’avoir pris le temps de t’exprimer mais j’avoue être un peu surprise par ton commentaire… Tu n’es pas du tout violente t’inquiètes pas et je ne le prends pas mal mais je vois pas en quoi j’ai tenu un regard moralisateur ou donné des leçons à qui que ce soit… A la limite, à un moment j’ai dit qu’on se plaignait pour rien alors qu’on avait tout mais c’est une réalité plus que vérifiée. J’ai juste retranscris mes émotions brutes… Il est bien triste ce terme d’hypocrisie occidentale. C’est logique d’être touchée ! Et pas hypocrite pour autant même quand on rentre chez soi avec son petit confort. Je ne dis pas que je vais changer radicalement mais je me renseigne pour envoyer des choses plus régulièrement dans ce village que j’ai visité. Notre action est bien limitée… Bien évidemment j’ai conscience des inégalités dans le monde mais les voir de si près et échanger avec ces gens qui me les racontent, c’est tout de même bien différent que d’en avoir conscience ! Et surtout, je vois pas du tout en quoi mon article serait à rapprocher d’un avis donné en politique… Pour le coup, je n’aborde pas le sujet car je suis pour moi personne pour le faire. J’ai simplement fait un post dimanche dernier sur les réseaux car il y a des choses qui me débectent mais c’est tout. Après, je pense que si j’ai envie d’en parler un jour, je le ferai… Parce que j’ai un avis comme tout le monde et que j’ai le droit de l’exposer. Bref, je ne voulais pas du tout être hypocrite ni donner de leçon en tout cas 🙂 Très belle fin de week-end également.

    • Reply Coralie L. 1 mai 2017 at 19 h 47 min

      Bonsoir Adriana… Tu sais, j’ai eu un sentiment de voyeurisme dans la ville de Thiès exactement, la ville où j’ai ressenti le plus de pauvreté. Une boule au ventre en me baladant et un gros questionnement sur ce que je faisais là… Une honte de m’afficher devant eux qui manquent de tout et moi qui ne manque de rien. J’ai senti les larmes monter, j’avais simplement envie de rentrer. Je n’ai d’ailleurs pris aucune photo ce jour là. Puis j’ai longuement échanger avec mon guide qui est un local et il m’a dit que je ne devais en rien me poser toutes ces questions et il m’a au contraire remercier d’être là et de les aider comme on pouvait, avec de petits rien, de petits gestes… Et m’a surtout dit qu’ils n’étaient pas du tout malheureux. Qu’on était sûrement plus malheureux qu’eux. Alors, il n’y avait aucun voyeurisme et ils étaient fiers de partager leur culture. Tu sais, je ne suis pas à l’initiative de ce voyage comme je l’explique au début mais je comprend l’envie de mes parents d’ouvrir nos esprits… Et je ne vois vraiment pas en quoi ils le font pour se racheter une conscience ! Ces pays vivent en grande partie du tourisme donc si personne n’y allait dans un premier temps, la misère y serait encore plus grande. Segundo, oui, on rentre dans notre confort, mais j’étais la première à vouloir tout leur donner et à avoir pris les adresses pour envoyer d’autres trucs et aider à mon petit niveau… Mais comme m’a dit mon père, je ne peux pas sauver toute la misère du monde… Personne ne peut… Mais chacun peut avec de petits gestes améliorer leur quotidien… Instrumentaliser la pauvreté… Ouaouh ! Mais c’est d’un triste… Après, je comprend un peu ton raisonnement mais j’avoue ne pas avoir pensé une seule seconde à ça en faisant mon voyage. Non, je n’ai voulu me pavaner devant personne… Vraiment pas… Et je suis tout à fait consciente que c’est eux qui vivent la misère, et pas moi… Ton commentaire me fait bien réfléchir et me blesse un peu je l’avoue car il est tellement loin du message que je cherchais à faire passer…

      • Reply Adriana 1 mai 2017 at 20 h 32 min

        Bonsoir Coralie !

        Je te suis sur snapchat, et j’ai constaté qu’effectivement mon commentaire t’avais énormément déplu. Je peux le concevoir, j’ai écris ce que je pensais, je suis pas forcément d’accord avec toi, mais justement j’ai essayé d’être constructive dans mes propos, je ne pensais pas que mon commentaire aurais un tel impact. Je voulais répondre à ton article, parce qu’au fond un blog c’est quand même une interaction avec tes lectrices… Que je ne partage pas ton avis sur la question, ne veut pas dire que je remets en cause ton travail, loin de là.

        Je t’ai décris ce qui est pour moi l’hypocrisie occidental, j’ai peut être grossi le trait, mais c’est ce que je pense. Je n’ai pas dis que tu allais te pavaner devant tes amis suite à ce voyage, ou que tu as instrumentaliser la pauvreté, j’ai tenté d’expliquer ce à quoi je faisais référence.
        Et même si tu n’as pas été aussi loin dans ce que j’appelle l’hypocrisie occidentale, pour moi quelque part oui ton article me dérange. Je me répète mais pour moi c’est une question de pudeur.

        Après bien sure qu’il faut aller là bas, ce n’est pas du voyeurisme que de s’y rendre, que de partager avec eux, d’échanger. Les voyages sont essentiels, comme tu l’as souligné, voyager fait grandir. Mon propos n’est pas du tout là, tu n’as pas compris ce que j’ai voulu dire, c’est dommage. Je n’ai peut être pas bien retranscrit ce que je voulais dire.

        Je continuerais avec plaisir de suivre ton blog néanmoins et resterais fidèle lectrice.

        • Reply Coralie L. 1 mai 2017 at 20 h 36 min

          J’ai compris t’en fais pas mais j’avoue que certains termes m’ont vraiment touchée… Et cela m’a attristée que tu ai pu avoir cet avis en ayant lu mes lignes… Et tu sais je suis toujours un peu brute de pomme et je me suis dit que si tu avais eu cet avis, tu n’étais sûrement pas la seule donc j’ai cru nécessaire d’expliquer un peu plus pour que vous n’ayez pas cette impression. Mais je te remercie de m’avoir donné ton avis et je serai ravie d’en discuter un jour avec toi si l’on est amenées à se rencontrer 🙂 Très belle soirée !

  • Reply Victoriavoyagesvoyages 1 mai 2017 at 13 h 45 min

    Waoow ces mots et ces photos, une pur merveille. J’ai vécu une expérience aussi riche que tu as vécu lors d mon voyage en Egypte. Tout d’un coup quand tu rentres la claque et si grande que tout tes petits soucis deviennent banals. Bravo à toi pour t’être dépassée ce genre de voyage n’est vraiment pas évident et je crois que tu as su mettre les bons mots.
    En tout cas sache que tu m’a donné envie de sortir encore de la mienne et de me rendre moi aussi au Sénégal. J’attends ton autre article avec tous les détails afin de pouvoir m’en inspirer. Merci encore pour la diversité de tes articles et surtout de l’honnêteté dont tu fais preuve dans tes articles.
    J’ai moi aussi été très émue par le mots qui expliquait les photos.

    Bravo Coralie. Je suis heureuse pour toi, que cette expérience t’es grandis .

  • Reply Plume d'Auré 1 mai 2017 at 14 h 18 min

    Quel bel article. J’ai les larmes aux yeux. Merci ma belle Coralie d’avoir partagé ces émotions à chaud avec nous… Le voyage est l’école de l’âme. Tu as vécu une très belle expérience enrichissante et grandissante, une semaine puissance mille.
    Je suis heureuse pour toi. Et pour ton chéri.
    Et pour tous ces enfants et famille à qui vous avez donné le sourire et laissé un petit souvenir.
    Pour cette fille en jaune magnifique qui se rappellera de toi toute sa vie grâce à ton collier.
    Bon retour parmi les tiens <3
    En tout cas tu nous as manqué ! (C'est fou mais c'est vrai ! HAHA).
    Bisous
    Plume d'Auré
    http://www.plumedaure.com

  • Reply Et si Welinty 1 mai 2017 at 14 h 29 min

    Je suis tellement heureuse que ce voyage ne t’ai apporté que du positif ! J’ai vécu presque 10 ans à Dakar, et même avec un train de vie d’expatriés, nous vivions avec les sénégalais. Nous logions aux maristes et avions un cabanon à Saly. ces dix années m’ont fait évolué à tout jamais. C’était mes 10 premières années de petite fille.

    Les sénégalais m’ont tant appris. J’ai fais l’école sénégalaise et j’ai ris, j’ai ris aux éclats dans ces grandes classes à 50. J’ai pleuré de joie à chaque cadeau qu’on s’offrait pour noël. J’ai aimé ma deuxième maman si fort, qu’aujourd’hui encore, même si elle vit à 5000km de moi, je l’appelle toutes les semaines. J’ai grandi en même temps que ce pays à évolué. J’ai connu un marché aux poissons rempli de locaux puis rempli de touristes. J’ai eu peur quand un boa se baladait dans le quartier. J’ai aimé me cacher dans les foules de tapis du marché et me faire cherché par les vendeurs. J’ai aimé être accueillis chez des touareg pour manger à mains nu une chèvre. J’ai aimé ce monde où mes parents n’avaient pas peur de me laisser vadrouiller sans me surveiller. Tout le monde connaissait Mia et tout le monde savait qu’on devait avoir un oeil sur moi, comme ils avaient un oeil sur leurs proches.

    Que j’ai aimé cette vie entre le moderne et l’âge de l’aéropostale. Que j’ai aimé apprendre à voler. Que j’aime encore y retourner de temps à autre, pour retrouver mes repères, revoir Mia et revoir ces personnes que je n’ai jamais oublié. Lamine et taffa. Binta. Pauline. Marie. Eux tous et leur coeur immense. J’ai déménagé ensuite dans d’autres pays d’Afrique. J’ai vécu des années encore à Madagascar. Et même si ce pays était accueillant, il n’a jamais été aussi heureux et fiable que les pays d’Afrique de l’ouest.

    Je suis tellement heureuse que le Sénégal t’ait fait rêver. J’en suis heureuse en tant que sénégauloise. En tant qu’amoureux éternelle du jus de bissap, du poulet yassa et de cette ville qui se modernise à la seule force de la volonté. J’ai connu un Sénégal sous Ouad et aujourd’hui un Sénégal sous Sale. J’ai connu des régimes différents et des habitants toujours plus calmes et civilisés que nous français. Et ce, malgré ce que peuvent colporter les médias. J’étais là bas quand on les a traité de sauvage pour les élections. J’étais là bas pour constater qu’ils étaient ordonné et qu’aucun pneu ne brulait si ce n’est un dans un quartier qui craignait.

    J’ai connu Dakar, Saly, Saint Louis, Goret, Bandia, l’ile au coquillage. Je les ai connu avec et sans touriste. Mais j’ai toujours connu les sénégalais accueillant et souriant. Le coeur sur la main. Voilà. Je crois n’avoir jamais autant souris qu’en vivant auprès d’eux. Qu’en logeant plusieurs jours dans les cases de mes amis. Un toubab ? Oui, mais une sénégauloise. J’ai grandi avec eux et leurs valeurs. J’étais une étrangère de la France et ses pratiques et je crois que c’est aussi pour ça qu’aujourd’hui j’ai du mal avec ces grandes surfaces, et ses super marchés. Madame Dakar aime la vie et les progrès. Pourtant, quoi de mieux que faire les marché et profiter des gens et des belles valeurs.

    Alors oui, j’ai vécu comme eux. Comme eux avec rien. Parce qu’on ne vivait pas dans le quartier d’expatriés.J’ai vécu comme eux parce que je suis eux. Et même s’ils n’ont rien, ils se démènent. Tellement qu’aujourd’hui ils ont plus qu’il y a 10ans. Ils sont volontaires, débrouillards et ingénieux. Ils ont l’envie de réussite. Et je crois que c’est ce qui va leur permettre de faire grandir petit à petit leur pays. Oui, ils sont pauvres. Mais oui, ils s’améliore parce qu’ils sont forts.

    Merci de m’avoir permis de repenser à tout ça aujourd’hui. J’ai appelé Mia. Elle est heureuse que son pays t’ait plu et que tu n’as pas été que touriste mais voyageuse.

    Merci d’avoir eu autant d’étoiles dans les yeux dans ce pays qui est le mien.

    • Reply Coralie L. 1 mai 2017 at 20 h 04 min

      Ouaouh ! Merci pour ton commentaire… Ca a du être vraiment magique comme expérience de vie… Merci de l’avoir partagée avec nous et ravie de t’avoir rappelé tous ces beaux souvenirs 🙂

      • Reply Et si Welinty 1 mai 2017 at 20 h 07 min

        Oh c’était magique et je crois que c’est ce qui me pousse à redevenir expatriée d’ici peu ! En tout cas, j’ai hâte de voir tes prochains clichés Coralie. Et je suis heureuse que tu ressentes ce mélange de sentiment, tu dois te sentir tellement sereine et radieuse !

        • Reply Coralie L. 1 mai 2017 at 20 h 08 min

          Exactement 🙂
          PS : j’ai parlé de toi dans ma story sur Snap 🙂

          • Sarah 2 mai 2017 at 12 h 36 min

            Oh oui j’ai vu ca Ca m’a endorment touchée ! Je suis heureuse de partager ça avec toi !!

  • Reply Phyllida 1 mai 2017 at 15 h 31 min

    J’ai eu la chance, grâce à mes parents, de beaucoup voyager. J’ai poussé ma zone de confort, j’ai chahuté mon esprit et mon âme. Aujourd’hui ça fait un moment que je ne suis pas partie dans un endroit totalement inconnu. Et ton article me donne tant envie de m’y confronter à nouveau. Tes mots, ton ressenti, c’est le même que j’ai eu quand je suis partie au Cambodge. Au bout de 3 jours je pleurais, de tristesse ou de joie ? Tu me donnes envie de partir en Afrique, moi qui ne voit que par l’Asie, il est temps de se bouger.
    Merci de nous faire part de tes pensées <3

  • Reply Jade 1 mai 2017 at 16 h 13 min

    Superbe article, j’ai voyageait un peu avec toi et j’ai hâte de lire l’article détaillé. Se tourner vers les autres de temps en temps ne peut faire que du bien.
    En espérant qu’il y ai d’autres voyages comme celui la.
    Gros bisous Coralie <3

  • Reply Sabine 1 mai 2017 at 16 h 19 min

    « Mais je crois que ce qui m’a le plus choquée, dans le bon sens du terme, c’est leur sourire et leur joie de vivre », je ne connais pas le Sénégal, je ne connais vraiment que très peu de pays d’ailleurs. Disons que le monde est vaste, il y aura toujours à voir. J’ai la chance d’avoir vécu, peu de temps, 1 an et demi, en Thaïlande, où il y a déjà un gros fossé. Bien qu’il soit moins énorme. Ce que j’en retiens, surtout, c’est effectivement leur sourire et leur accueil, leur bienveillance, ils ont si peu mais sont bien plus riches que nous dans le fond de leur coeur. Malheureusement ces inégalités dans le monde existent toujours, depuis toujours, et ces voyages ne font que confirmer ce que l’on sait déjà. En regardant les infos on peut se dire « oui je sais qu’il y a des gens plus malheureux que moi » mais si on y est pas vraiment confronté, ce n’est pas si « difficile ». C’est poignant de se retrouver face à une famille qui n’a rien mais te propose de diner avec elle tout de même, c’est si intense. Mais encore une fois, malheureusement, si on y est sensible, on ne change pas vraiment pour autant et on se plaindra encore demain, car les principales valeurs de la vie, on les oublie en Europe où tout est plus facile. En tout cas il me tarde de voir le reste du voyage !!

  • Reply Elodie 1 mai 2017 at 16 h 48 min

    Bonjour Coralie !
    J’avais hâte de te lire à ton retour. Le Sénégal est le pays d’origine de mon copain Et forcément cest avec impatience que j’attends d’y aller. Bientot bientot de toute façon cest le prochain grand voyage programmé. Je vis deja avec lui donc certaines choses de leur culture est très présente dans notre vie au quotidien mais cela ne sera jamais pareil de le vivre la bas directement. Autant j’ai envie de rencontrer ses origines sa famille son environnement où il a grandit. Mais Jai aussi envie d’y aller en tant que touriste et de découvrir toutes les beautés du pays (Dakar n’étant pas apparement le plus beau du Sénégal). J’ai hâte aussi de découvrir d’un autre œil ce pays que j’aime deja sans y être allé. Alors vivement les autres articles Et les belles photos !

  • Reply Pauline 1 mai 2017 at 17 h 00 min

    Ton article est si touchant… J’en ai les larmes aux yeux.
    Je crois qu’on a tous besoin d’aller dans ces pays pour relativiser sur la vie et pour voir à quel point nos soucis du quotidien sont insignifiants…
    Quel voyage enrichissant !

  • Reply Romane 1 mai 2017 at 17 h 39 min

    Coucou Coralie,
    J’adore voyager mais bizarrement je n’ai jamais fait ce genre de voyage, pourtant ce sont les plus enrichissants… J’espère un jour avoir cette chance ! Le seul pays « défavorisé » où je suis allée était l’Egypte quand j’étais petite, mais avec une guide. Je me souviens avoir donné tous mes stylos de couleurs que j’aimais temps à des enfants qui n’en avait pas, on nous avait dit de leur donner des affaires pour écrire pour les encourager à aller à l’école. J’étais si contente de les voir si heureuse, alors que ce n’était que des stylos.
    Ton texte est très beau, c’est vrai qu’on peut avoir une appréhension en partant totalement en dehors de notre zone de confort mais ça ne peut être qu’une leçon de vie, comme tu le montres à merveille.
    C’est clair qu’on se rend vite compte à quel point on ne se rend pas compte de la chance qu’on a et même en ayant tout (trop de choses même), on n’arrive jamais à être heureux…
    J’ai hâte de lire la suite ♡
    Bisous

  • Reply Eva 1 mai 2017 at 17 h 55 min

    Magnifique article !!!
    Originaire du Sénégal, lorsque j’ai appris que tu partais au Sénégal, j’étais très contente pour toi …
    Le Sénégal est un pays enrichissant et pour moi très ressourçant.
    Ça me permet de ne pas oublié d’où je viens, mais surtout de prendre conscience et d’apprécier ce que j’ai et d’arrêter de me plaindre pour des futilités…
    Je suis très contente que tu es appréciée ce voyage hors du commun dans ce pays juste magnifique
    En tout cas, tu es une personne vraiment géniale, reste comme tu es…
    Bisous

  • Reply Eva 1 mai 2017 at 19 h 55 min

    Très émouvant cet article… Ça donne envie de vivre la même chose et en même temps ça noue le ventre… et les photos sont magnifiques

  • Reply Vitalaurea 1 mai 2017 at 20 h 07 min

    Très bel article, c’est génial que ça ait été une telle révélation pour toi. c’est vrai qu’on voyage souvent dans des pays semblables aux nôtres, ça me fait penser à mon seul voyage dans un pays un peu plus exotique, au Vietnam, j’en avais parlé ici justement: http://vitalaurea.com/vietnam
    ça me donne envie d’encore plus voyager en tout cas, il y a tellement de choses à voir et de gens à rencontrer sur cette planète!

    http://vitalaurea.com

  • Reply loulou 1 mai 2017 at 20 h 31 min

    Ton article est très touchant j’ai eu les larmes aux yeux mais la petite pique sur les instits c’est pas cool. Il faut quand même prendre conscience que 30 élèves par classe c’est énorme, car il faut arriver à se faire respecter et à être écouté. D’autant que la génération d’enfants occidentaux en ce moment, elle à tout (tablette, ordi, jeux, activité), elle veut tout, elle a accès à tout, tout lui est ouvert. Ce qui génère des enfants difficiles avec des capacités de concentration compliquées loin de ce qu’il se passe au Sénégal. Nos enfants n’ont absolument pas conscience de leur privilège et de leur chance… Mais c’est un autre débat 🙂

    • Reply Coralie L. 1 mai 2017 at 20 h 38 min

      Ahaha ce n’était pas un pique contre les instits t’en fais pas, juste un exemple 😉 Vu leur vie, je pourrais lancer des piques à toutes les professions. Je suis tout à fait consciente que déjà 30 c’est énorme !

  • Reply Mathilde. 1 mai 2017 at 20 h 32 min

    Hello Coralie !
    Magnifique article, superbes photos et mots tellement bien choisis. Je voulais juste écrire quelques mots par rapport aux « critiques » : Je pense sincèrement qu’on a beau savoir la misère qui règne dans le monde, on ne s’en rend pas compte. Savoir et se rendre compte réellement est une nuance que je tiens à souligner. On ne sait pas comment c’est, on ne sait pas comment les autres vivent.

    Je suis dans mon lit bien douillet, j’ai un toit, de la nourriture, je poursuis des études, et j’ai tout ce dont j’ai besoin. Oui et y alors ? Je ne renie pas tout ce que j’ai, je suis fière de ma vie, je sais la chance que j’ai.
    Mais je pense que ce n’est qu’en faisant ce genre de voyage qu’on se prend tout ça en pleine tête. On réalise, on comprend, on relativise. C’est humain. Alors cette histoire d’hypocrisie occidentale, je trouve que c’est n’importe quoi. On ne peut pas naturellement se rendre compte de la pauvreté du monde sans l’avoir vu de ses propres yeux.

    J’ai entièrement compris la portée de tes mots, qui sonnaient juste comme il le faut. J’espère vivre cette expérience un jour pour me rendre compte.

    PS: N’oublies jamais que tu n’as aucun compte à rendre à personne 😉

    Affectueusement

  • Reply Lowentia 1 mai 2017 at 20 h 59 min

    Je viens souvent sur ton mais c’est la première fois que je laisse un commentaire.
    Je me suis pas du genre émotive mais là.. j’ai littéralement fondu.. On peut simplement imaginé ce que c’est de sortir de sa zone de confort et encore on est souvent loin du compte.. Ça doit être une claque..
    On ne peut pas vraiment dire que j’ai voyagé hors de ma zone mais j’ai vu comment vivait les peuples amérindiens et c’était comme une renaissance. On se rend que finalement le matériel n’est pas si important que ça.

    Tu as eu beaucoup de courage et un bon coeur, c’est le plus important (je me suis pas sûre que ce soit compréhensible)

    Avec des bisous.

  • Reply Petit piment 1 mai 2017 at 21 h 03 min

    J’ai ressenti exactement la même chose que toi en allant à madagascar. Un choc culturel immense. Malgré des paysages époustouflants, ce qui reste en mémoire, ce sont les rencontres que l’on a pu faire. J’ai eu les larmes aux yeux plus d’une fois durant ce voyage et il m’a vraiment fait grandir. Pourtant j’habite à la réunion depuis 1 an et demi et les différences de culture se font déjà ressentir mais là rien à voir… J’y retourne dans 2 mois et j’attend vraiment ça avec impatience. Continues ce genre de voyages, il n’y a rien de mieux! Bisous!!

  • Reply Estelle 1 mai 2017 at 21 h 50 min

    J’ai vécu la même chose il y a 10 ans.
    L’envie d’aller découvrir le pays de mon papa, ce village de Kabylie très reculé dans les montagnes, cette famille que ne connaissais pas, ma grand mère, mes cousines.
    1 semaine. Dans ce village où les femmes vont encore chercher l’eau à la source alors qu’il y a l’eau courante a la maison. Ou les hommes dînent en premier ensemble et les femmes après. Ou tu n es seule qu’aux toilettes et encore… ou les filles sont toutes dans la meme chambre sans intimité aucune ni déco à leur image. Ou ta couverture est en peau de chevre. Ou ton oncle et ta tante dorment sur un matelas à même le sol tout poussiéreux…

    C’était le choc. Émotionnellement bien sûr puisque je découvrais d ou je venais mais aussi culturellement.
    J’ai vu le chemin à travers la montagne que faisais mon père petit pour aller à l’école sous la neige plus d’1h aussi, j’ai vu ces maisons en ruine habitées, cette vie pas pauvre mais si modeste

    On a vécu cette semaine à 20 dans la maison dans ce grand « riad » sommaire partagé entre 3 familles

    Et le retour à été violent.
    Je me suis sentie si seule dans mon 80 mètres carrés avec mon homme.
    Face à notre maison High tech, nos bien matériels si nombreux…
    J’ai mis du temps à revivre normalement et puis malheureusement la vie à repris son court et je les ai un peu oublié
    J’ai oublié ce qu’ils vivent au quotidien et pourtant ils sont la dans mon cœur et en fermant les yeux je peux revivre en une fraction de secondes chaque instant de cette semaine qui m’a parue durer des mois …

    Alors je ne comprend que trop ce que tu ecris
    Juste ne redescend pas trop vite et ne les oublie pas. Mais ta vie à toi te rattrapera, malheureusement…

  • Reply Manon 1 mai 2017 at 22 h 31 min

    Je n’ai pas l’habitude de laisser des commentaires mais ce soir j’en ai ressenti le besoin en lisant ton article. Je n’ai jamais été amenée à sortir de ma « zone de confort » lors de voyage car plutôt « habituée » à visiter des pays occidentaux. Je pense qu’en rentrant de ce genre de voyage on rentre forcément changer. On ne doit plus voir les choses de la même manière. Meme si on sait que d’autres pays sont pauvres, que les conditions de vie sont bien loin des nôtres je pense qu’on ne peut pas vraiment l’imaginer tant qu’on n’y a pas été confronté réellement. J’espère qu’il te permettra sincèrement de relativiser à l’avenir, de moins de prendre la tête sur les petits tracas.
    Merci pour ces mots et ce partage. Hâte de voir le reste de ton voyage !

  • Reply Jeanne 1 mai 2017 at 22 h 55 min

    Coucou Coralie ! Après avoir lu ton article mais surtout après avoir vu ta story snapchat je me dis que je devrais te laisser un petit commentaire Juste pour situer, j’ai eu la chance de partir au Bénin pendant deux semaines l’année passée avec une association avec laquelle on a apporté des fonds pour un hôpital et un orphelinat en se faisant parrainer pour un semi marathon !

    Je tenais juste à te dire que tu as été très juste dans l’explication de ton ressenti et tu n’as pas à t’en expliquer ou t’en excuser un ressenti c’est très personnel après tout ! Je m’y suis beaucoup retrouvée surtout quand tu parles de leurs sourires et bonheur, il n’y a rien de tel ! Et cela t’apportes une certaine force un peu tous les jours

    je pense que les émotions que tu décris ne te quitterons jamais, un voyage comme ca, ca te change sur le long terme et tu t’en rendras vite compte ! Malheureusement je pense que ça ne prendra pas beaucoup de temps avant que tu arrêtes de te faire des réflexions du genre « je me plains pour rien » mais retiens que le changement est quand même la, mais plus profond et plus personnel. Peu importe ce que les gens interprètent de ton article et de tes photos, cela ne reste qu’une interprétation alors accroche toi à ce que ce voyage t’as fait ressentir pour en faire quelque chose de beau !
    Pour ma part je ne rêve que d’une seule chose c’est d’y retourner !

    Désolée pour ce roman un peu décousu c’est un sujet qui me touche beaucoup peu importe ce que les gens pourront en penser je suis certaine de mon vécu et de mon ressenti

    Des bisous !

  • Reply Laurena 1 mai 2017 at 23 h 00 min

    Bonjour Coralie,
    J’ai lu les commentaires et je dois te dire que je suis étonnée de voir que ton article suscite quelques réactions négatives.
    On ne te connaît ni d’Eve ni d’Adam mais en tant que lectrices et followers, il faut être aveugle pour ne pas remarquer ta sensibilité et ton côté fleur bleue.
    N’ayons pas peur des mots, tu es en une princesse des temps modernes dans son univers rose poudré, bien loin de ce genre d’environnement.
    Certaines personnes adhéreront, d’autres non mais je trouve ça extrêmement mal avenu de parler de bonne conscience ou de débattre sur les impacts de ce voyage dans ta vie.
    C’est personnel et c’est du domaine du ressenti. Il n’y a rien d’intéressant à critiquer lorsqu’il s’agit des sentiments, c’est ridicule.
    Même si la liberté d’expression est reine et que la critique peut être constructive, je n’y vois rien de bienveillant pour t’aider à avancer, au contraire.
    Je trouve ces messages passifs/ agressifs dans la mesure où on remet en cause ta sincérité (c’est comme ça que je l’interprète) et qu’on te juge sur le voile que tu avais devant les yeux avant ton voyage.
    Mais bon sang, qui n’a pas de voile devant les yeux? Tout le monde a un moment donné de sa vie, s’est voilé la face, si ce n’est tous les jours.
    Alors cette claque dont tu parles, tu es amplement légitime pour en parler.
    J’ai grandi dans l’un des pays les plus pauvres au monde, Madagascar, la claque je la ressens à chaque fois que j’y retourne. Le voir et le vivre pendant plusieurs jours n’a rien à voir avec le fait d’être conscient de l’existence de la misère.
    Je viens d’une famille modeste, ainsi je ne peux pas dire que j’ai vécu dans l’extrême pauvreté, mais je ne peux pas dire non plus que j’ai eu une enfance très confortable.
    Ce sont ceux qui ont le moins qui donnent le plus. Et tu l’as parfaitement exprimé dans ton texte, ces gens sont certes malheureux mais ils ne sont pas limités à la pauvreté. Ils ont bien plus de force mentale que n’importe occidental et endurent avec courage et espoir leur situation.
    La différence culturelle est normale et c’est normal que tu n’avais pas amplement conscience de tout ça puisque tu ne l’avais jamais vécu physiquement.
    Je me demande juste si les personnes qui sont mal à l’aise avec ton article, mènent des actions que ça soit sur le territoire français ou à l’étranger, et si elles ont déjà fait face à l’extrême pauvreté.
    Tout le monde ne peut pas être Mère Thérésa ou le Père Pedro.
    Pour ma part, je suis heureuse de voir ce genre de post.
    Rien qu’un sourire, c’est déjà beaucoup.
    Coralie, fighting! (expression pour donner du courage et de la force)

  • Reply Clémentine 1 mai 2017 at 23 h 07 min

    Coucou Coralie, alors juste une chose ce n’est pas parce que c’est pire ailleurs que l’on ne doit pas se plaindre de ce qu’on a et ne pas essayer de l’ameliorer. En effet je suis prof des écoles et ce n’est parce qu’au Sénégal il y a 72 élèves par classe que je ne dois pas m’offusquer des 30 élèves chez nous. On doit toujours vouloir améliorer notre système même si on n’est pas tant à plaindre que ça quand on comparer aux autres. On doit toujours aller vers un idéal qu’on se fixe et mettre les moyens d’y arriver. En tout cas si tu veux vraiment aider ces personnes il faut les aider à participer à l’économie locale en revendant des vêtements abimés qu’ils auront réparé ou autre. Personnellement je pense que c’est important de faire travailler les gens et ne pas juste donner comme ça comme si nous étions leur sauveur, c’est exagéré comme image mais j’espère que tu vois mon idée. Je sais que ce n’est pas facile car on a tellement chez nous et eux si peu mais cela n’empêche pas pour eux d’apprécier la vie et peut être mieux que nous ! Bonne soirée.

  • Reply Mely Fouk 2 mai 2017 at 11 h 02 min

    Bonjour Coralie, tes photos sont magnifiques. Oui au Sénégal il y a la misère, mais il y a aussi les odeurs, les sons, les couleurs, les paysages et tout ce qui fait que ce pays est magique… Je t’invite à écouter le dernier album de Mathieu Chedid avec ses sonorités africaines tellement vibrantes….

  • Reply Eva Grant 2 mai 2017 at 11 h 10 min

    Coucou Coralie, je suis active sur ton Instagram, et même si je lis toujours ton blog, je ne prends jamais le temps d’écrire ici ! Cet article m’a vraiment beaucoup touché, alors pour une fois je change mes habitudes (et attention, tu risques d’avoir beaucoup de lecture !) 🙂 De lire toutes tes réactions à chaud et de voir les photos m’a presque donné envie de pleurer. Mais pleurer de joie ! De voir que ces gens qui n’ont rien ont finalement tout (et à l’inverse, nous avons tout mais nous nous créons inlassablement des nouveaux besoins et des nouveaux problèmes ; mais c’est la vie ici, et pour moi c’est tout à fait logique, car on vit de la même façon que les gens qui nous entourent, c’est naturel ! Évidement, dans la vie il y aura toujours pire, plus triste, plus pauvre, plus grave… Le problème n’est pas d’avoir nos soucis et de nous plaindre, c’est plutôt qu’il faut agir à notre niveau pour rendre la vie de ces gens encore plus belle, et je crois que tu es bien partie pour le faire !). C’est tellement émouvant de voir comme tout ça t’a touchée !

    Personnellement, je n’ai voyagé que dans des pays qui avaient le même niveau de développement que nous (Europe, États-Unis, Canada, Japon…) et j’ai déjà pris de grosses claques (mais des très belles claques !) car ce sont parfois des pays qui n’ont pas pris les mêmes chemins que nous et où la mentalité y est très différentes (je parle notamment du Japon), alors je n’ose imaginer ce que tu as ressenti là bas ! On sait toujours plus ou moins à quoi s’attendre lorsqu’on voyage, mais la claque est inévitable même avec la plus grosse des préparations. C’est toujours facile de critiquer et de dire qu' »on sait que c’est comme ça » et qu’il « fallait s’y attendre », mais peut-on vraiment savoir et être préparé lorsqu’on a jamais été confronté à la chose en question ?! Chacun à son ressenti et sa façon de voir les choses, et c’est très personnel (et d’ailleurs, un blog, c’est aussi pour raconter des choses personnelles). Ce n’est pas rare de voir des femmes dire qu’elles se sentaient prêtes à être mères mais qu’elles ne s’attendaient pas à ce que ce soit si difficile / si beau / si émouvant / si fatiguant, lorsqu’elles le sont devenues. Voyager dans un pays, c’est pour moi la même chose, une belle experience qui nous change ; et on aura beau lire tous les guides du monde, voir tous les reportages qui existent… il n’y a sûrement pas de plus belles claques que lorsqu’on y va vraiment !

    Alors je ne te remercierais jamais assez de nous emmener un peu avec toi dans tous tes voyages, les plus proches ou les moins proches, les plus dépaysants ou ceux qui nous parlent et nous rappellent des souvenirs… À chaque fois, j’ai des étoiles plein les yeux ! 🙂

  • Reply kaddichou 2 mai 2017 at 11 h 31 min

    Un article et des photos magnifiques^^

  • Reply Carole 2 mai 2017 at 20 h 42 min

    Ton article m’a réellement touché. J’ai deja fait quelques voyages notamment au Maroc qui m’ont vraiment dépaysé, ou j’ai vraiment vécu le choc des cultures. Lorsqu’on s’éloigne des zones touristiques et qu’on part au cœur du pays, c’est à ce moment-là qu’on se rend compte de beaucoup de choses et ça fait vraiment réfléchir. Tes mots sont très beaux pour décrire cela. Merci pour ce bel article, une belle leçon de vie à ne pas oublier!

  • Reply Eva 3 mai 2017 at 9 h 56 min

    Oui je suis habituée à ce genre de voyage.. A vrai dire mes cousins ont grandit à Dakar donc je connais bien le Sénégal mais sache qu’en famille ils vous adorent mais une femme seule les problèmes arrivent vite..
    Tu devrais essayer l’Indonésie, le mode de vie est totalement différent, ce n’est pas trop une histoire de pauvreté quoi qu’elle est bien là mais plutôt de mentalité, leur vie n’est pas gouvernée par le travail, si ils sont stressés ils n’y vont tout simplement pas et c’est tout à fait normal. Ça conduit à se poser beaucoup de question sur sa vie d’occidental et ses priorités.. et ça crée une ambiance zen tellement appréciée !

  • Reply Camille / Voyages et Compagnie 3 mai 2017 at 11 h 15 min

    Hello Coralie !
    Comme toujours, tu arrives à nous transmettre ton émotion, ton ressenti. Cet article est magnifique, tes photo tout autant. Je voyage beaucoup, et c’est toujours délicat quand je me retrouve dans des pays comme celui-là. « Vous êtes habitués à ce genre de voyage ? » Je pense qu’on ne peut jamais vraiment s’y habiter, on se prend une claque à chaque minute, chaque seconde. À chaque rencontre, chaque sourire, chaque parole partagée. Et c’est ça ce qui fait la beauté du voyage, et qui nous enrichi : lorsqu’on arrive à voir un pays avec son coeur, et non plus juste avec ses yeux.

  • Reply Lilouuuu 3 mai 2017 at 23 h 27 min

    C’est incroyable ce que du a du vivre là bas, j’adorerais rencontrer des cultures différente, aller dans des pays où l’argent ne fait pas le bonheur, je pense que c’est ces pays là qui doivent nous apprendre la vie, que l’on peut être heureux sans avoir 1 milliard de chose et sans gagner (5-4-3-2-1 )000 euros pas moi …
    Bisou ma belle

    • Reply Clémence 4 mai 2017 at 1 h 14 min

      La culture capitaliste fait en sorte que l’argent fasse le bonheur, et le Sénégal est aussi sous la houlette capitaliste. Donc ces pseudo-leçons de morale, il vaudrait mieux se renseigner avant de les émettre.

  • Reply Clémence 4 mai 2017 at 1 h 12 min

    Désolée Coralie, mais tu fais preuves d’une belle hypocrisie et d’une belle ignorance, même si ton voyage avait l’air très beau.

  • Reply LILI 6 mai 2017 at 8 h 43 min

    Pourquoi tant de méchanceté ?? Incroyable.. j’espère qu’on verra d’autres photos de ton voyage

  • Reply Flo 7 mai 2017 at 13 h 20 min

    Merci pour ce joli article… Mon rêve c’est d’aller visiter l’Inde mais difficile de se lancer quand on est une jeune femme qui ne trouve personne pour l’accompagner….. Une amie me propose de l’accompagner l’an prochain au Sénégal ou elle a une connaissance qui l’a invité… Ton article m’aide bcp. J’espère que tu en feras un plus long pour savoir ce qu’on peut y faire, voir et découvrir

  • Reply the_awkward_princess 8 mai 2017 at 12 h 33 min

    Waouh ! Cet article m’a vraiment mis des frissons ! J’adore la dernière photo avec ce petit garçon à moitié à genou sur la plage

  • Reply ballerinaandsneakers 9 mai 2017 at 11 h 23 min

    Il est très beau ton article. Je ne suis jamais allée en Afrique mais on est parti depuis janvier en tour du monde. En Asie, j’ai la même sensation que toi, des sourires partout, des smartphones omniprésents mais une vie dans des maisons et transports qui semblent figés dans le temps. C’est ça le développement à deux vitesses, bénéficier de la modernité d’autres pays sans avoir fait encore son chemin du développement à son rythme. Cela parait étonnant à nos yeux car c’est tellement différent de ce que nous on vit mais c’est peut être ça qui en fait toute la beauté… je te souhaite de continuer à sortir des sentiers battus. Plus on voyage et plus on se rend compte à quelle point on doit protéger notre planète et ses habitants quels qu’ils soient

  • Reply Mme Bavarde 22 mai 2017 at 13 h 59 min

    Magnifique et touchant <3 Je n'ai jamais fait ce genre de voyages "en immersion", mais à chaque fois que je vais en voyage, j'essaie de passer du temps avec les personnes qui y vivent. Je leur parle, comme on peut quand on ne parle pas la même langue… Et j'ai parfois fait de très belles rencontres : cet enfant dans les rizières, ce biker vietnamien qui sillonnait le pays sur sa vieille moto et qui m'avait aidée à aller d'une ville à une autre, ce gentil père de famille qui tenait la seule pharmacie du village et à qui j'avais dû expliquer par signes ce dont j'avais besoin pour mon amie malade… tant de souvenirs presqu'aussi époustouflants et mémorables que les magnifiques paysages que j'ai pu voir.

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